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Projet de budget 2008 : manque pas d’air le François !

Écrit le 28 septembre 2007 par Jiceo

Déclaration de François Hollande, à propos du budget 2008 présenté par Christine Lagarde (O.-F. 27/09/07): « C’est un budget incohérent, insincère et inconséquent. » Selon lui, les priorités auraient dû aller au « désendettement de l’Etat » et l’aide à « l’amélioration de la compétitivité des entreprises ». Il ne manque pas d’air le François. Que ne l’a-t-il pas préconisé lorsque le PS était au pouvoir, aussi bien le désendettement de l’État que la nécessaire adaptation de nos entreprises, seules créatrices des richesses, préalable impératif à leur re-distribution? Le temps n’a pas manqué pourtant: de 1981 à 1986; de 1988 à 1993; de 1997 à 2001. Or c’est l’exact contraire qui a été fait avec constance et obstination: endettement continu pour financer les dépenses courantes, et mise à l’index des entreprises dans un catéchisme anticapitaliste puéril. Dans les pays dynamiques où l’activité économique est reconnue comme telle, et pour l’enrichissement social qu’elle permet, on aide les jeunes entreprises à démarrer et grandir. En France on leur tape dessus, toujours prêts à les taxer avant même leur premier euro de bénef. En France on veut de la richesse à redistribuer, mais on veut ignorer en même temps comment la richesse se transforme en taxe. Et on oppose la taxe au dividende ignorant la dynamique interne du processus, ignorant que le dividende arrive après l’investissement et après une période de latence. Mais c’est une notion étrangère à notre culture, la notion d’investissement. Voilà l’illustration aveuglante de l’inconséquence de certains responsables (?) politiques qui parlent sans réfléchir, renforçant à chaque fois leur discrédit auprès des Français. Etonnons-nous du courroux, pire, voire de l’indifférence des Français à l’égard de la politique, à l’égard des politiques, lorsqu’ils se muent en bavards impénitents.

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