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« Collecter par téléthon est 20 fois plus cher que par l’impôt »
Oui mais, le Téléthon est populaire

Écrit le 24 novembre 2009 par Jiceo

•  Cet article Collecter par tĂ©lĂ©thon est 20 fois plus cher que par l’impĂ´t sur le blog (DĂ©CHIFFRAGES) de Jean-François Couvrat est une indispensable mise en perspective. Toutefois, il faudrait l’enrichir de cet autre Ă©clairage: le succès populaire des « TĂ©lĂ©thon ». Et oui, c’est parce que le procĂ©dĂ© plaĂ®t que de telles sommes ont Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©es, avant aujourd’hui d’en rĂ©-interroger la lĂ©gitimitĂ© en raison justement de l’importance de ces sommes. Autant les gens semblent heureux de donner « volontairement » pour une cause identifiĂ©e, autant l’idĂ©e mĂŞme d’impĂ´t donne des poussĂ©es d’urticaire monstres dans notre bon pays.undefined

Évidemment, il existe de bonnes raisons de se mĂ©fier d’un Etat-Administration fiscale omnipotent. Mais il existe Ă©galement de bonnes raisons de ne pas lui substituer totalement la gestion des collectes de fonds par des associations privĂ©es. L’impĂ´t n’est pas la solution dĂ©finitive et unique aux dĂ©rives possibles de la collecte privĂ©e. La collecte privĂ©e n’est pas la solution unique et dĂ©finitive de gestion des ressources de l’Etat, par dĂ©lĂ©gation. Les deux ont probablement leur rĂ´le et leur lĂ©gitimitĂ©, complĂ©mentaires.

Toute institution tend Ă  l’hypertrophie

Toute institution (publique ou privĂ©e, politique ou Ă©conomique) laissĂ©e sans contrĂ´le Ă  ses dynamiques internes tend Ă  l’hypertrophie. Les institutions que nous crĂ©ons et faisons vivre enrichissent (dans tous les sens du terme) l’humanitĂ©. Mais, elles sont Ă©galement la source potentielle permanente du chaos. DĂ©veloppement social et chaos social puisent Ă  la mĂŞme source. Le Bien et le Mal sont portĂ©s par les mĂŞmes dynamiques. Et non par des dynamiques opposĂ©es.

Cela posĂ©, la vertu dĂ©mocratique Ă©merge toute seule: elle tient entièrement dans le seul fait de l’existence acceptĂ©e et organisĂ©e de contrĂ´les mutuels. C’est parce que la dĂ©mocratie est une sociĂ©tĂ© ouverte qu’elle peut se survivre Ă  elle-mĂŞme en se rĂ©gĂ©nĂ©rant. C’est parce que l’État est soumis au regard permanent des citoyens (presse, think tanks, associations diverses, institutions internationales…) que sa tendance Ă  l’hypertrophie est jugulĂ©e. C’est parce que les pouvoirs exĂ©cutifs, lĂ©gislatifs, judiciaires sont sĂ©parĂ©s que l’exercice par chacun de ses prĂ©rogatives limite la tendance des autres Ă  l’hypertrohie. C’est Ă©galement parce que les services de l’État ont droit de regard -dans le cadre de la loi- sur les institutions privĂ©es (associations, entreprises…) qu’ils limitent leur tendance Ă  l’hypertrohie, etc, etc…

Ni tout l’un, ni tout l’autre

Les deux pĂ´les, associatif et Ă©tatique, ne doivent donc pas ĂŞtre conçus comme irrĂ©mĂ©diablement antagonistes. Ils sont complĂ©mentaires. Aucune sociĂ©tĂ© humaine ne trouve son Ă©quilibre spontanĂ©ment. Aucune sociĂ©tĂ© n’existe sur la base d’un Ă©quilibre stable, immuable. L’Ă©quilibre est toujours prĂ©caire, conflictuel en permanence. C’est d’ailleurs la marque d’une sociĂ©tĂ© vivante. La collecte et la rĂ©partition efficace des ressources exclusivement par l’État a des limites. La collecte privĂ©e prĂ©sente d’autres limites. L’issue pĂ©renne de dynamiques constructives n’est jamais ou tout l’un ou tout l’autre.

Peut-ĂŞtre l’heure est-elle arrivĂ©e, au moment oĂą l’on pointe ses limites, d’honorer la belle dynamique initiĂ©e en 1987 par les crĂ©ateurs du TĂ©lĂ©thon. Ce serait un couronnement pour l’AMF (Association Française contre les Myopathies) d’accĂ©der Ă  la demande implicite d’autres associations aux buts similaires (favoriser la recherche mĂ©dicale, venir en aide aux malades). Quelle reconnaissance de son succès, serait la modification de son objet, en l’Ă©largissant Ă  d’autres maladies.

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