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Surprise, surprise ! Nathalie Arthaud agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion !

Écrit le 15 avril 2012 par Jiceo

• J’ai failli tomber de cheval (de ma chaise) ce matin-lĂ  (2 avril 2012) Ă  la deuxième phrase de Jean-Jacques Bourdin interviewant Nathalie Arthaud sur BFM-TV : «Vous ĂŞtes candidate Ă  la prĂ©sidentielle pour Lutte ouvrière Nathalie Arthaud. Vous ĂŞtes agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion…» What ? Pas possible ? J’ignorais presque tout de Nathalie Arthaud jusqu’Ă  cet instant-lĂ , hormis son statut de novice, Ă©pigone dĂ©signĂ©e de la mère catĂ©chèse Arlette ; celle-lĂ  mĂŞme dont les rodomontades hargneuses se sont momifiĂ©es en un sketch dĂ©risoire avant de se dissiper dans le bruit de fond du monde. Je la savais enseignante Nathalie Arthaud mais agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion ! Saperlipopette ! Ai-je bien entendu ? Non seulement agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie mais encore de gestion.

Une question surgit immĂ©diatement in petto, impĂ©rieuse : comment concevoir que ces flots de banalitĂ©s dĂ©versĂ©s Ă  longueur de meeting et d’interview puissent tomber de la bouche d’une agrĂ©gĂ©e ? Le reliquat de prĂ©jugĂ© qui me restait sur le sujet (des agrĂ©gĂ©s) suggĂ©rait qu’a minima il y avait incompatibilitĂ© entre le ramage et le plumage. Et que plus vraisemblablement (tout de mĂŞme) ils Ă©taient antinomiques. Pendant quelques secondes je crus Ă  une hallucination auditive. Mais l’interview se poursuivant je dus me rendre Ă  l’Ă©vidence. C’est bien une agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion l’auteure de cette pensĂ©e rĂ©duite Ă  la psalmodie d’un chapelet de bons sentiments. Si ce n’est pas au-dessus de vos forces, Ă©coutez son interview, ou lisez-lĂ  ci-dessous. Elle Ă©claire (magistralement, Ă  condition de ne jamais oublier que c’est une agrĂ©gĂ©e qui parle) l’indigence de la culture Ă©conomique qui plombe le pays. Mais quoi d’Ă©tonnant ? L’enseignement scolaire censĂ© l’amorcer, la culture Ă©conomique des jeunes Français, patauge manifestement en terre inconnue. VoilĂ  qui en dit long sur la nature (le niveau?) des diplĂ´mes français. VoilĂ  qui en dit long sur l’idĂ©ologie française du diplĂ´me dans laquelle les savoirs acadĂ©miques fossilisĂ©s tiennent lieu de brevet de compĂ©tences universelles.

«Obliger le patronat à embaucher»

Une compilation de circonlocutions oiseuses ne peut décemment pas prétendre au titre de pensée. Jaugez ses réponses sibyllines, terrifiantes d’inconsistance à travers ces quelques extraits.

– Est-ce qu’on parle de politique dans votre lycĂ©e, et avec les Ă©lèves lui demande l’interviewer ?
– Vous savez les Ă©lèves ils se posent des questions quand mĂŞme sur la crise… (analyse d’agrĂ©gĂ©e)

Et plus loin après avoir dĂ©noncĂ© « le cirque Ă©lectoral », l’intrĂ©pide candidate illumine enfin le dĂ©bat de ses audacieuses conceptions et de la politique et de l’activitĂ© Ă©conomique : «ce n’est pas en votant « bien » le 22 avril ou le 6 mai qu’on va se mettre au travers des fermetures d’entreprises. Aucun travailleur n’a l’illusion que le futur gouvernement leur octroiera des augmentations de salaire ou, enfin, obligera le patronat Ă  embaucher les jeunes.» En somme le chĂ´mage disparaĂ®tra lorsqu’on obligera le patronat (!) Ă  embaucher. Et, comme seul l’État est Ă  mĂŞme «d’obliger» le patronat, la boucle est bouclĂ©e : la politique ça consiste Ă  occuper l’État pour obliger le patronat Ă  embaucher. CQFD. «Se mettre en travers des fermetures d’entreprise… obliger le patronat Ă  embaucher les jeunes..». Propos d’une agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie tout de mĂŞme ! Après cet Ă©chantillon, essayons d’imaginer quels Ă©changes de haut vol peuvent bien se nouer dans les salles de profs, quand l’Ă©lite plafonne au stade suprĂŞme du slogan. Étape suivante, sur ces fondements-lĂ , essayons d’imaginer quelle valeur ajoutĂ©e (aux savoirs acadĂ©miques, expression manifeste ici d’un monde virtuel) les enseignants peuvent-ils bien apporter Ă  leurs Ă©lèves pour les prĂ©parer Ă  entrer dans le monde adulte. Brrr.

Le chômage, un concept abstrait agité comme un épouvantail

Le chĂ´mage, comme ici dans la reprĂ©sentation d’une agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie, n’est en France bien souvent qu’un concept abstrait, agitĂ© sur la place publique comme un Ă©pouvantail. Comme si l’emploi salariĂ© existait en soi, dans l’absolu, sans lien avec l’activitĂ© Ă©conomique, hors du marchĂ©, dĂ©tachĂ© de l’entreprise, comme une catĂ©gorie autonome, une pure abstraction en somme. S’il suffisait de se plaindre du chĂ´mage pour crĂ©er de l’emploi, la France serait championne du monde avec un taux de chĂ´mage Ă©gal Ă  zĂ©ro. Car en matière d’agitation verbeuse on peut s’appuyer sur une vieille culture littĂ©raire. Accuser, blâmer, fustiger, ça on sait faire. L’indignation est l’onguent suprĂŞme, le b.a.-ba de la culture française : l’irresponsabilitĂ© personnelle comme idĂ©al de responsabilitĂ© citoyenne. IdĂ©al dans lequel « l’emploi » est un droit rĂ©sultant mĂ©caniquement du diplĂ´me obtenu.

Or, lutter contre le chĂ´mage impose de dĂ©passer la catĂ©gorie gĂ©nĂ©rique nĂ©gative « chĂ´mage » en lui donnant de la substance ; en la sublimant positivement. Passer de l’incantation contre le chĂ´mage Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une dynamique de crĂ©ation d’emploi serait un renversement intellectuel. Il imposerait de penser le processus dans sa globalitĂ©, autour de son centre, l’entreprise ; ce qui prĂ©supposerait de l’avoir reconnue comme moteur, lequel ne peut fonctionner sans l’entrepreneur. Les deux sont indissociables -pas d’entreprise sans entrepreneur- et ne vivent pas dans une sphère Ă©thĂ©rĂ©e, immatĂ©rielle. Ils sont insĂ©rĂ©s dans le marchĂ©, dans la concurrence, dans l’activitĂ© Ă©conomique globale… Passer de l’incantation contre le chĂ´mage Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une dynamique de crĂ©ation d’emploi prĂ©suppose la prĂ©gnance d’une culture Ă©conomique propice, ou au moins l’existence d’une Ă©bauche de culture Ă©conomique. Mais, comment dĂ©velopper la culture Ă©conomique dans un pays oĂą chef d’entreprise est assimilĂ© Ă  aigrefin ? La France est ce pays de haute culture oĂą l’activitĂ© Ă©conomique est assimilĂ©e au mal et oĂą en mĂŞme temps la baisse d’activitĂ© Ă©conomique est assimilĂ©e Ă  une menace de dĂ©sastre social. Et oĂą le lien entre les deux, entre activitĂ© Ă©conomique et emploi salariĂ© demeure obscur. Et oĂą dans tous les cas les citoyens-accusateurs demeurent spectateurs d’un monde qu’ils subissent en victime.

La révolution, simple comme un tour de bonneteau

Retour Ă  l’interview, pour mettre en lumière cette dĂ©risoire logorrhĂ©e sĂ©mantique disputant l’appropriation exclusive de l’orthodoxie communiste Ă  Jean-Luc MĂ©lenchon et au NPA de Philippe Poutou.

– Mais quelle est la diffĂ©rence avec Philippe Poutou, finit par demander Jean-Jacques Bourdin ?
– Ben une des diffĂ©rences c’est que moi je me rĂ©clame du communisme, voilĂ . Et c’est important… 

Un mot magique dans lequel se dissout l’indigence d’une pensĂ©e coupĂ©e de l’histoire des hommes, coupĂ©e du monde vivant.

Telle est donc la vision du monde qui se dĂ©ploie dans le corps des agrĂ©gĂ©s, cette Ă©lite enseignante qui se perpĂ©tue par cooptation, cette Ă©lite dont la mission pensais-je, sous l’emprise des lieux communs qui me servaient de repères, Ă©tait de prĂ©parer les jeunes français Ă  s’insĂ©rer dans le monde vivant (complexe, mouvant, incertain) ? Telle est donc la reprĂ©sentation du monde de l’Ă©lite enseignante, rĂ©duite Ă  une confrontation entre les bons (travailleuses, travailleurs) et les mĂ©chants (capitalistes) et, dont l’issue heureuse repose sur une simple condition, nĂ©cessaire et suffisante : que disparaissent les mĂ©chants. Les sociĂ©tĂ©s humaines tomberont dès lors et mĂ©caniquement dans l’Ă©ternel bonheur. La lutte finale aura accompli son Ĺ“uvre. Le monde sera devenu Bon. La rĂ©volution c’est simple comme un tour de bonneteau. Faisons disparaitre les traĂ®tres, les dĂ©viants et les mal-pensant dans des camps de rĂ©Ă©ducation pour qu’advienne le règne du Bien : la sociĂ©tĂ© communiste. L’Ă©lite enseignante française est impermĂ©able Ă  l’Histoire, mĂŞme rĂ©cente. Mais c’est l’Ă©lite.

La religion rĂ©volutionnaire en s’Ă©mancipant des contingences terrestres dispute le monopole de la perfection achevĂ©e (le paradis terrestre) aux Ă©glises instituĂ©es (le paradis cĂ©leste); et aussi fermement qu’elles puisque comme elles, condition impĂ©rative de sa pĂ©rennitĂ©, elle renvoie sans cesse son avènement au-delĂ  de l’horizon: au lendemain du grand soir pour les uns, au lendemain de la mort pour les autres. Pas de quoi fouetter un chat, certes. Sauf que ces Ă©lucubrations ont la prĂ©tention de se dĂ©ployer sous les auspices de la Raison.

 L’Ă©lite française de l’enseignement

L’Ă©lite de l’enseignement ne peut donc concevoir qu’une sociĂ©tĂ© humaine (a fortiori complexe comme le sont nos sociĂ©tĂ©s dĂ©veloppĂ©es) est un tout cohĂ©rent mais mouvant, en Ă©tat d’Ă©quilibre perpĂ©tuel mais perpĂ©tuellement instable puisqu’elle s’adapte en continu aux Ă©volutions qui la travaillent ? L’Ă©lite française de l’enseignement ne peut donc concevoir que le Mal (capitalisme) qu’elle croit identifier n’est pas Ă©tranger au monde qu’elle vilipende (sociĂ©tĂ©s occidentales industrialisĂ©es) comme une excroissance parasite, mais qu’il en est une composante, probablement mĂŞme celle dotĂ©e de la plus grande vitalitĂ© et que l’enjeu n’est pas de s’en dĂ©barrasser mais de lui reconnaitre la place qui lui revient pour ensuite l’amener Ă  son tour Ă  lui faire admettre quelques limites, y compris dans son propre intĂ©rĂŞt qui se confond avec la pĂ©rennitĂ© de la sociĂ©té ? L’Ă©lite enseignante de ce pays ne peut donc concevoir le conflit (les conflits sous leurs multiples formes) comme constitutif majeur d’une sociĂ©tĂ© vivante en tant que concentrateur-dissipateur d’Ă©nergie ? Son imagination restreinte la contraint Ă  assimiler la sociĂ©tĂ© parfaite Ă  une sociĂ©tĂ© oĂą le conflit aura disparu. Une sociĂ©tĂ© immobile. Une sociĂ©tĂ© morte. La sociĂ©tĂ© communiste. Le paradis.

Nathalie Arthaud agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion ! Non seulement agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie mais encore de gestion. Jugez l’audace et la crĂ©ativitĂ© d’une agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie: «obliger le patronat Ă  embaucher les jeunes, interdire les licenciements, une retraite Ă©quivalente Ă  100% du salaire jusqu’Ă  la mort…» Et de tels talents n’ont pas trouvĂ© Ă  s’exprimer dans l’industrie, dans l’entreprise ? Parce que lĂ  ils auraient une utilitĂ© directe: crĂ©er des emplois. Vraiment dommage. La vie active pourtant serait une excellente Ă©cole pour de futurs professeurs. Les mĂ©tiers de la transmission sont si importants, vecteurs essentiels de la vitalitĂ© d’une nation. Ils exigent toutefois d’avoir quelque chose Ă  transmettre. Aussi, il serait bon qu’avant de postuler dans l’enseignement, le candidat puisse justifier de dix ans d’activitĂ© professionnelle dans la sociĂ©tĂ© civile. VoilĂ  une rĂ©forme tonifiante Ă  mettre en Ĺ“uvre. Qui serait tout aussi justifiĂ©e pour les mĂ©tiers du journalisme. Mais ce n’est pas le sujet du jour.

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Interview de Nathalie Arthaud par Jean-Jacques Bourdin

sur BFM-TV (lundi 2 avril 2012)

 

-Vous ĂŞtes candidate Ă  la prĂ©sidentielle pour Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, vous ĂŞtes agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion, et enseignante en Seine-Saint-Denis.

– En terminale.

– Tiens est-ce qu’on parle de politique dans votre lycĂ©e et avec les Ă©lèves ?

– Vous savez les Ă©lèves ils se posent des questions quand mĂŞme sur la crise…

– Parce que quand on a un prof qui est candidate Ă  la prĂ©sidentielle… j’imagine que vous enseignez toujours, lĂ .

– Non, lĂ  j’ai droit Ă  des congĂ©s Ă©lectoraux…

– Des congĂ©s Ă©lectoraux…

– VoilĂ , 20 jours de congĂ©s Ă©lectoraux. Donc lĂ  je les prends pour ĂŞtre disponible complètement dans cette campagne. Maintenant quand je suis au travail je fais aussi mon boulot. Je fais les programmes. Maintenant c’est vrai que les jeunes, les jeunes adultes, avec qui je travaille se posent des questions sur la sociĂ©tĂ©, sur la crise, sur le chĂ´mage… Évidemment.

– Et ceux qui sont en âge de voter, ils ne se sont pas inscrits ou n’iront pas voter pour la plupart, hein ?

– Ça dĂ©pend, c’est variable.

– Parce qu’on parle beaucoup de l’abstention et vous visitez beaucoup d’usines, beaucoup d’ateliers… et elle existe cette tentation de l’abstention. Elle existe Nathalie Arthaud ?

– Bien sĂ»r car il y a un Ă©cĹ“urement.

– Un Ă©cĹ“urement ? Pourquoi ?

– Parce que vous savez, les travailleurs et les plus pauvres, ils ont appris Ă  leurs dĂ©pends que quand la gauche remplaçait la droite au pouvoir, eh bien, rien ne changeait pour eux. VoilĂ . Le chĂ´mage continuait de monter, les licenciements ça continuait, les bas salaires ça continuait. Et donc oui, il y a tout un Ă©cĹ“urement. Et voilĂ , beaucoup se disent, finalement c’est un cirque Ă©lectoral tout cela et pour nous eh bien rien ne changera Et c’est quand mĂŞme la rĂ©alitĂ©.

– C’est un cirque Ă©lectoral ? Mais quand mĂŞme vous participez Ă  ce cirque alors Nathalie Arthaud ?

– Euh, oui, tout en le dĂ©nonçant, vous voyez.

– Vous ĂŞtes un des acteurs du cirque.

– Tout en le dĂ©nonçant parce que moi je dis effectivement que ce n’est pas au travers des Ă©lections, au travers du vote qu’on peut changer son sort quand on est un travailleur. Parce que ce n’est pas en votant « bien » le 22 avril ou le 6 mai qu’on va se mettre au travers de ces fermetures d’entreprises. C’est pas vrai. Et aucun travailleur n’a l’illusion que le futur gouvernement leur octroiera des augmentations de salaire ou, enfin, obligera le patronat Ă  embaucher les jeunes. Ça vous savez c’est toute l’histoire, mais c’est vĂ©cu. Les gouvernements de gauche et de droite se sont succĂ©dĂ© et ils ont toujours laissĂ© les patrons faire ce qu’ils voulaient. Toujours, quand ils ne prenaient pas fait et cause pour eux.

– Vous c’est une candidature antipatronale alors, Nathalie Arthaud ? C’est clair.

– Oui c’est une candidature oĂą je dis aux travailleurs, si les Ă©lections, effectivement ne permettent pas de changer notre sort, de changer notre vie comme les uns ou les autres veulent faire croire, hein, en se prĂ©sentant comme les sauveurs suprĂŞmes, que si les Ă©lections ne permettent pas ça elles permettent quand mĂŞme de s’exprimer. Et il faut le faire. Y’a pas de raison de se taire, y’a pas de raison de garder pour soi sa colère ; de garder son poing dans sa poche. Il faut exprimer cette colère. Il faut exprimer ce qu’on pense, c’est-Ă -dire que le sort des travailleurs changera, oui, quand il y aura des luttes, quand on renouera avec des grandes mobilisations. Celles de mai 68 ou de 36 et c’est comme ça que les travailleurs pourront faire valoir leurs intĂ©rĂŞts.

– Nathalie Arthaud vous allez faire valoir vos arguments mais en attendant dans cette Ă©lection j’ai remarquĂ© trois sĂ©quences. Il y a eu la sĂ©quence Bayrou, après sa candidature. Il y a eu la sĂ©quence Marine Le Pen et maintenant il y a la sĂ©quence MĂ©lenchon. VoilĂ  que Jean-Luc MĂ©lenchon est Ă  la une de tous les journaux. Jean-Luc MĂ©lenchon c’est le dĂ©fenseur d’un communisme, d’un communisme, allez je le qualifierai d’Ă©clairĂ©. Non ?

– Ah non, vous allez quand mĂŞme pas…

– Comment le regardez-vous Jean-Luc MĂ©lenchon, Nathalie Arthaud ?

– Ben Ă©coutez, vous avez dĂ©jĂ  dit Ă  Jean-Luc MĂ©lenchon qu’il Ă©tait communiste ?

– Oui, je lui dirai, je lui ai dit…

– Je crois qu’il ferait une attaque cardiaque. Non, Jean-Luc MĂ©lenchon il est socialiste. Et ce n’est pas parce que Mitterrand a Ă©tĂ© soutenu en son temps par le Parti Communiste que ça l’a transformĂ© en communiste. VoilĂ  Ă©coutez, excusez-moi, j’ai pas dĂ©posĂ© de copyright hein sur le mot communiste, mais si Jean-Luc MĂ©lenchon avait voulu faire des affiches en disant « un candidat communiste », un candidat pour transformer la sociĂ©tĂ©, de fond en comble, pour se dĂ©barrasser de ce monopole, de cette classe capitaliste qui s’arroge tous les pouvoirs, il aurait pu le faire. Moi je ne l’empĂŞche pas, hein, Jean-Luc MĂ©lenchon. Mais ce n’est pas cela qu’il dit. Lui ce qu’il explique c’est qu’il met ses pas dans ceux de Mitterrand. La politique de MĂ©lenchon c’est la politique de Mitterrand rĂ©chauffĂ©e, voilĂ , c’est tout simple. Et la grande diffĂ©rence…

– Et pourquoi Mitterrand rĂ©chauffĂ©, pourquoi ?

– Lui-mĂŞme le dit, lui-mĂŞme l’explique.

– Vous dites il a Ă©tĂ© ministre, plusieurs fois ministre Jean-Luc MĂ©lenchon…

– Une fois oui…

– Oui, une fois oui, il a mĂŞme… c’est lui qui a privatisĂ© Air France…

– Il a beaucoup aimĂ© ça parait-il, il a beaucoup aimĂ© ça, oui. Eh ben nous, la politique de Jospin on ne l’a pas aimĂ©e. VoilĂ . Hein. Quand on est travailleur, quand on est les petites mains…

– Donc il n’est pas anticapitaliste Ă  vos yeux ?

– Mais bien sĂ»r que non, bien sĂ»r que non. Il veut gouverner dans le cadre du capitalisme. Et encore une fois il nous explique qu’un bon gouvernement de gauche, eh bien ça va aider les travailleurs Ă  mieux vivre, voilĂ . Mais tout ça c’est une duperie. La rĂ©alitĂ© c’est que c’est le grand patronat qui gouverne. Vous savez si dans cette pĂ©riode Ă©lectorale ils se retiennent hein les patrons, pour fermer des usines et pour mettre les travailleurs dehors, le 6 mai ça va reprendre. Parce que la rĂ©alitĂ©, ce qui caractĂ©rise je crois cette campagne Ă©lectorale, c’est pas les personnalitĂ©s des uns ou des autres qui… euh, c’est la crise, c’est la crise. C’est le fait que depuis trois ans, plus de trois ans maintenant, bientĂ´t quatre ans on est dans une crise, une des plus profondes du capitalisme, et que cette crise regardez ce qui se passe, comment le patronat affronte cette crise ? Eh bien en la faisant payer aux travailleurs. C’est comme ça qu’il sauve ses profits. Ils sauvent leurs dividendes, en amortissant les dĂ©gâts de la crise sur le dos des travailleurs, en leur faisant perdre leur emploi, leur salaire. Donc c’est ça la rĂ©alitĂ© et cette crise elle continuera ; la dette elle sera lĂ  le 6 mai.

– Enfin, Laurence Parisot hier n’a pas appelĂ© Ă  voter Jean-Luc MĂ©lenchon hein ? Elle a implicitement appelĂ© Ă  voter pour Nicolas Sarkozy. Donc c’est clair.

– Ah ben attendez Nicolas Sarkozy…

– C’est pas le mĂŞme camp quand mĂŞme, vous mettez tout le monde dans le mĂŞme moule, de MĂ©lenchon Ă  Sarkozy en passant par Hollande et d’autres?

– Non vous savez moi je crois que le patronat a trouvĂ© en Nicolas Sarkozy effectivement son porte parole idĂ©al. LĂ  vraiment je crois qu’il n’y a pas mieux pour eux. Franchement y a pas mieux. Il a fait la politique des plus riches. Il a ce cynisme…

– Et pour vous c’est pareil, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc MĂ©lenchon c’est pareil ?

– Non, parce que je sais que c’est pas le mĂŞme Ă©lectorat et ils ne tiennent pas le mĂŞme discours. Vous comprenez quand Nicolas Sarkozy parle des travailleurs il faut toujours qu’il y ait le mot fainĂ©ant, un tout petit peu derrière. Quand il parle des chĂ´meurs il faut toujours qu’il y ait le mot assistĂ©, hein, donc il y a un cynisme, y a un mĂ©pris de la part de Nicolas Sarkozy et de la droite qui est Ă©vident, qu’on ne retrouve Ă©videmment pas Ă  gauche. VoilĂ  parce que ce n’est pas le mĂŞme Ă©lectorat et ce n’est pas effectivement le mĂŞme discours. Mais au pouvoir, au pouvoir, eh bien qu’est-ce que vous voulez ils sont, comme la droite, pieds et poings liĂ©s au mur de l’argent, au pouvoir du capital. Vous savez, Ă©coutez, ces plans d’austĂ©ritĂ© qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, qu’on aille de la Grèce Ă  l’Irlande en passant par le Portugal et l’Espagne, pourquoi se ressemblent-ils ? Pourtant Ă  chaque fois il y a des gouvernements diffĂ©rents, des personnalitĂ©s diffĂ©rentes qui gouvernent, pourquoi ? Parce que ce sont les banquiers, les puissances de l’argent qui les dictent ces plans de rigueur, et on n’y Ă©chappera pas si effectivement les travailleurs ne se mettent pas au travers de cette politique.

– Beaucoup d’auditeurs se posent la question, mais pourquoi y a-t-il deux candidats d’extrĂŞme gauche, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, Ă  quoi ça sert ?

– Parce que justement dans une Ă©lection il faut pouvoir s’exprimer…

– Qu’est-ce qui vous diffĂ©rencie ?

– …et dire tout ce qu’on pense, toutes nos convictions.

– Mais quelle est la diffĂ©rence avec Philippe Poutou ?

– Ben une des diffĂ©rences c’est que moi je me rĂ©clame du communisme, voilĂ . Et c’est important..

– Vous ĂŞtes communiste ?

– Moi je suis communiste.

– Vous aimeriez un retour du communisme ?

– Le communisme n’a jamais existĂ©.

– Ah si…

– Mais moi je me revendique de cet idĂ©al.

– Mais si.

– Non c’est une caricature de ce qu’a Ă©tĂ© le communisme…

– Ah bon, c’Ă©tait un autre communisme ?

– … cette bureaucratie stalinienne qui imposait sa dictature. C’Ă©tait une caricature.

– Vous ne voulez pas de bureaucratie stalinienne ?

– Non. En revanche l’idĂ©al qui a animĂ© effectivement les rĂ©volutionnaires Russes de 1917 et qui Ă©tait une sociĂ©tĂ©, eh bien gouvernĂ©e par l’ensemble de la population, une Ă©conomie maĂ®trisĂ©e sans exploitation, sans le profit, ça nous la partageons, voilĂ .

– Il faut un peu de profit quand mĂŞme non, pour faire marcher l’entreprise et la sociĂ©té ?

– Ben vous savez les profits…

– Est-ce qu’il faut du profit d’ailleurs ?

– Les profits ils sont crĂ©Ă©s par les travailleurs, hein c’est leur sueur..

– Donc une meilleure rĂ©partition des profits ou bien…

– Nous on pense que ces profits ils doivent servir d’abord et avant tout Ă  payer des salaires, et Ă  payer des salaires dignes, des vrais salaires qui permettent de vivre, qui permettent de payer leur loyer, le carburant, les mutuelles et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Donc nous nous disons voilĂ  qu’il faut absolument revendiquer encore des augmentations de salaire. Et bien sĂ»r qu’il faut porter le SMIC Ă  1700 euros. Et il faut que les salaires augmentent au mĂŞme rythme que les prix.

– Hausse gĂ©nĂ©rale des salaires ?

– VoilĂ  Ă  quoi devraient servir les profits.

– Hausse gĂ©nĂ©rale des salaires, quelle hausse ?

– Je tiens juste Ă  prĂ©ciser, qu’aujourd’hui les profits Ă  quoi servent-ils ? Vous savez que l’OrĂ©al, le groupe l’OrĂ©al s’est d’ores et dĂ©jĂ  engagĂ© Ă  verser 360 millions de dividende Ă  madame Bettencourt pour 2012. Un million par jour. Elle gagne au loto tous les jours. Elle a aucun risque mĂŞme de perdre. Elle est sĂ»re de gagner tous les jours un million. Vous trouvez ça normal ? Moi je pense que les profits ça ne doit pas servir Ă  ça. Parce que ces mĂŞmes profits, ces 360 millions, oĂą va-t-on les retrouver ? On va les retrouver…

– Alors comment les rĂ©partir ? Vous ĂŞtes Ă  la tĂŞte de l’OrĂ©al dans votre rĂ©gime politique idĂ©al, comment rĂ©partissez-vous les profits ?

– Ces profits on va les retrouver dans des caprices de riche, on va les retrouver pire que ça encore, on va les retrouver dans la spĂ©culation. Moi je dis que ces profits ils doivent servir…

– Alors comment faites-vous ? 360 millions d’euros vous faites quoi ?

– Ils doivent servir Ă  augmenter les salaires et ils doivent servir Ă  des embauches. Ils doivent servir Ă  rĂ©partir le travail entre tous.

– Vous en laissez un peu aux patrons ou pas ?

– Oh mais les pauvres, les pauvres ! Mais y a pas de souci. Ils ont eu le temps depuis des annĂ©es d’accumuler des fortunes. Regardez elle a toutes les Ă®les qu’elle veut. Elle a je ne sais combien de maisons cette petite dame. Bon. Ecoutez, moi c’est pas mon problème, honnĂŞtement. Mon problème c’est qu’il y a 4,5 millions de chĂ´meurs aujourd’hui. Et je pense qu’y compris ces groupes-lĂ  qui sont riches Ă  milliards, ils devraient oui Ă  la fois augmenter les salaires, faire que au moins ils augmentent au mĂŞme rythme que les prix, hein, qui n’ont cessĂ© d’exploser et ils doivent aussi embaucher. Et rĂ©partir le travail et soulager les efforts de chacun.

– Vous imposez l’embauche ?

– Oui bien sĂ»r.

– Comment faites-vous ?

– Bien sĂ»r…

– Vous obligez l’entreprise Ă  embaucher, une entreprise privĂ©e ou bien est-ce que vous nationalisez toutes les grandes entreprises française ?

– La rĂ©alitĂ© c’est qu’aujourd’hui elles licencient et nous nous imposons l’interdiction des licenciements. Parce que vous comprenez ce chĂ´mage…

– Vous interdisez tous les licenciements dans toutes les entreprises…

– Tous les licenciements. Mesure contraignante, coercitive, obligatoire parce que y en a marre qu’Ă  chaque fois qu’on parle des patrons, Ă  chaque fois qu’on parle des riches on explique qu’il faut les inciter, qu’il faut les aider, qu’il faut leur donner envie de… Il faut leur imposer.

– Mais une entreprise qui est au bord du dĂ©pĂ´t de bilan et qui a besoin de rĂ©duire ses effectifs, pour se sauver, vous faites quoi ?

– Vous me parlez de ces entreprise-lĂ , bon mais vous conviendrez avec moi quand mĂŞme que Arcelor-Mittal, Peugeot-Citroen, Renault n’ont aucune raison de licencier et qu’il faut leur imposer cela. Alors après vous me parlez des petites entreprises…

– Petites ou plus grandes.

– … qui sont au bord du dĂ©pĂ´t de bilan. La plupart du temps ces entreprises elles dĂ©pendent de grands groupes qui sont des donneurs d’ordre. Ce sont des sous-traitants qui ont souvent Ă©crasĂ© leur marge pour dĂ©crocher le contrat en disant qu’ils trouveront toujours des travailleurs qu’ils pourront payer mal, qu’ils pourront utiliser de façon prĂ©caire, intermittente. Donc nous nous disons que l’argent pour prĂ©server les emplois y compris dans ces groupes on doit aller le trouver dans les grands groupes, les donneurs d’ordres, ces deux cents entreprises, grandes entreprises qui font la pluie et le beau temps dans le pays.

– Mais je suis artisan. J’ai tout Ă  coup un afflux de commande. J’ai besoin d’embaucher, j’embauche. Et puis six mois après j’ai moins de commandes, j’ai besoin de me sĂ©parer de certains de mes salariĂ©s, je fais quoi ? On m’interdit de…

– Ce ne sont pas les petits commerçants et artisans qui sont attachĂ©s Ă  leurs travailleurs qui licencient…

– Mais vous faites quoi ?

– Moi je pense que ces petits commerçants et artisans ils ont intĂ©rĂŞt Ă  soutenir cette revendication. C’est dans leur intĂ©rĂŞt.

-Mais pourquoi ?

– Parce que quand le chĂ´mage explose et que la misère grandit ils savent que c’est eux qui le subissent. Parce qu’ils n’ont plus d’acheteurs, ils n’ont plus de clients. C’est les rues qui se vident. Vous savez quand on n’a plus d’argent eh bien on met la tĂŞte sous le capot et on rĂ©pare sa voiture comme on peut. C’est ça qui se passe.

– Je vois dans votre programme : perception du salaire jusqu’Ă  la mort.

– Oui.

– C’est-Ă -dire ?

– Parce que il y a quelque chose que je ne comprends pas c’est pourquoi une fois qu’on est Ă  la retraite on doit…

– Eh bien on touche une retraite.

– Et pourquoi doit-on se contenter de 75% ou 80% de son salaire ?

– Quand on est dans le public oui.

– On continue d’avoir la mĂŞme vie. Une retraite Ă  taux plein aujourd’hui c’est 75%, Ă  taux plein. Et combien y en a-t-il qui touchent leur retraite Ă  taux plein ? De moins en moins aujourd’hui. Je ne vois pas pourquoi…

– Donc le salaire jusqu’au bout ?

– Après toute une vie de travail on doit pouvoir continuer avec le mĂŞme pouvoir d’achat.

– Mais attendez, qui va verser ce salaire ? L’entreprise ?

– Excusez-moi mais les cotisations retraites ça fait partie de ce que doit un patron, ça fait partie du salaire, c’est du salaire diffĂ©rĂ©.

– La retraite doit ĂŞtre Ă©quivalente Ă  100% du dernier salaire ?

– Ben oui. Mais reprenons l’exemple de madame Bettencourt. Vous croyez qu’elle se fait beaucoup de soucis pour sa retraite ? Bon, en rĂ©alitĂ© elle a Ă©tĂ© Ă  la retraite toute sa vie d’ailleurs, puisqu’elle n’a jamais travaillĂ©. Elle ça n’a pas posĂ© de problème. Moi je ne vois pas pourquoi on imposerait aux travailleurs eh bien une chute de leur pouvoir d’achat et qu’on les mettrait dans la difficultĂ© parce qu’ils arrivent Ă  la retraite, voilĂ . Ecoutez, la sociĂ©tĂ© elle regorge de richesses aujourd’hui, et il faudrait qu’on condamne les vieux travailleurs qui ont passĂ© leur vie au boulot, qui ont participĂ© Ă  construire le pays, il faudrait les condamner Ă  la misère ?

– Et l’impĂ´t, vous faites quoi avec l’impĂ´t sur le revenu ?

– Eh bien moi je suis pour que l’impĂ´t soit payĂ© par les exploiteurs, voilĂ . Par ceux qui gagnent leur revenu sur…

– Et le salariĂ© ne paie plus d’impĂ´t alors ?

– Et je suis oui pour que le salariĂ© il touche son salaire plein et entier et qu’il ne paie plus d’impĂ´t.

– Plus du tout : pas de CSG, pas d’impĂ´t sur le revenu et pas de TVA ?

– …et pas de TVA. Voyez. La TVA moi j’ai rien contre le fait de payer la TVA sur les yachts de luxe, sur les bijoux, sur les sacs Ă  3000 euros, ça y a pas de problème. On peut payer mĂŞme 50, 80 et mĂŞme 100% de TVA. Ça ne me pose aucun problème. Mais que les plus pauvres paient le mĂŞme taux de TVA que les milliardaires quand ils achètent leur baguette de pain ou quand ils achètent leur bouteille de lait, ça je ne suis pas d’accord. Donc supprimer effectivement les impĂ´ts payĂ©s par les travailleurs et que ceux qui vivent du travail des autres paient les impĂ´ts qu’ils doivent justement. Ça ce serait un retour normal Ă  la collectivitĂ©.

– Bien Nathalie Arthaud, vous voterez pour qui au second tour ?

– Ah bien lĂ  je vais dĂ©cider et on prendra notre dĂ©cision au soir du premier tour.

– Mais vous vous savez dĂ©jà ?

– Non. Je ne le sais pas. Ça dĂ©pendra de la situation politique.

– Si vous avez Nicolas Sarkozy, François Hollande vous ne savez pas ?

– Oui mais il y a plein de cas justement. On ne fait pas de politique science-fiction et moi ma campagne c’est au premier tour. Et au premier tour justement je tiens Ă  dire et Ă  redire que le sort des travailleurs il ne dĂ©pendra pas du futur locataire de l’ÉlysĂ©e. Il va dĂ©pendre de la crise, de cette aggravation et de voir la politique patronale qui consiste toujours et encore eh bien Ă  priver les travailleurs de tout : de leur emploi, de leur salaire de leur condition d’existence.

– Comment va Arlette Laguillier ?

– Ecoutez elle va très bien et elle suit cette campagne, passionnĂ©ment.

– Merci Nathalie Arthaud.

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4 commentaires sur “Surprise, surprise ! Nathalie Arthaud agrĂ©gĂ©e d’Ă©conomie et de gestion !”

  1. azerty dit :

    Ahurissant.

  2. guacamol dit :

    Eh bien ça me parait plein de bon sens, tout ça. Agrégée ou pas. Pas de quoi tomber de sa chaise.

  3. Victor Perez dit :

    Eh bien si, avec Hollande c’est encore pire. Cela ne tient pas à sa personne, pas à son caractère, mais au contexte, à la crise et au fait que dans cette période le patronat est de plus en plus agressif. Le patronat ne prenait déjà pas beaucoup de gants sous Sarkozy, mais avec Hollande ils y vont à cœur joie ! Alors oui, c’est pire pour les travailleurs, parce que les licenciements se multiplient, parce que la jeunesse reste condamnée au chômage, parce que les prix continuent de monter, parce que même les services publics continuent d’être démantelés.

  4. Pierre dit :

    Bonjour
    Consternante, en effet, cette personne agrĂ©gĂ©e… L’interviewer BFM, très bon dans ses questions, me fait l’effet de s’ĂŞtre retenu de hurler de rire !
    Et quel plaisir auparavant de lire un article vivant, bien Ă©crit, intelligent (si je puis me permettre d’en juger).

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