Catégorie : Ivresse de lieux communs

Ivresse de lieux communs

  • Lieux communs : « en finir avec… »

    • Les mots, les tournures du langage sont ambivalents, bien plus qu’on ne le perçoit parce qu’ils sont chargés de sens. Ou, plus exactement, ils sont saturés de sens. En deçà du sens commun par lequel ils servent d’échange, ils recèlent une bonne dose de présupposé. Cela ne peut être autrement, il faut juste le savoir. Faute de quoi ils ne sont plus que des tics de langage, qui en disent beaucoup plus sur ceux qui prétendent (ici) « en finir avec » que ce sur quoi ceux-ci projettent leur volonté d’en finir et sur la manière d’y parvenir. (suite…)

  • Éducation nationale
    Encore une grève, une de plus

    Comment s’étonner que les relations sociales soient dans l’impasse lorsque le comportement de tout un corps de métier consiste depuis plus de trente ans à dire non a priori à toute proposition avec l’arrogance de ceux qui savent ; à refuser tout projet de réforme en manifestant  » contre  » systématiquement, exclusivement. Je pense bien sûr à cette corporation à haute valeur symbolique dans notre république que constituent les enseignants.

    La valeur morale, l’exemplarité autrefois attachées à leur fonction et à leur personne, ont fondu comme neige au soleil, et avec elles le respect qu’ils inspiraient. Et ils n’y seraient pour rien ? Je ne suis pas en train de dire que les enseignants sont responsables de tous les maux de notre société. Mais (suite…)

  • Dopage sur le Tour : haro sur le baudet

    Il a quelque chose de touchant ce lamento concertant des grandes âmes, écorchées de douleur à chaque annonce d’un cas de dopage ou de suspicion sur le tour de France. Mais hurler avec les loups ça permet surtout de détourner l’attention à peu de frais de ses propres turpitudes; de s’offrir bonne conscience à bon compte. (suite…)

  • Lieux communs : « citoyen »

    Les mots, les tournures du langage sont ambivalents, bien plus qu’on ne le perçoit parce qu’ils sont chargés de sens. Ou, plus exactement, ils sont saturés de sens. En deçà du sens commun par lequel ils servent d’échange, ils recèlent une bonne dose de présupposés. Cela ne peut être autrement, il faut juste le savoir. Faute de quoi ils ne sont plus que des tics de langage.

    Avez vous remarqué combien le mot « citoyen » et ses dérivés est devenu un mot magique massivement présent dans la sphère publique. Combien d’associations, et derrière elles (suite…)

  • Lieux communs : « analyse »

    Les mots, les tournures du langage sont ambivalents, bien plus qu’on ne le perçoit parce qu’ils sont chargés de sens. Ou, plus exactement, ils sont saturés de sens. En deçà du sens commun par lequel ils servent d’échange, ils recèlent une bonne dose de présupposés. Cela ne peut être autrement, il faut juste le savoir. Faute de quoi ils ne sont plus que des tics de langage.

    « Analyse » voilà un mot devenu quasiment insupportable à mes oreilles. Je n’y entends même plus un mot, juste un son, devenu vide de sens par l’usage inconsidéré qu’en on fait des générations de (suite…)