Catégorie : Funny politique

La politique vue de loin

  • Notre-Dame-des-Landes : la mort du projet ressuscite les réflexes politiciens archaïques

    Sursaut de dépit après l’annonce (17/01/2018) du gouvernement, l’abandon du projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. En un éclair, les nostalgiques du vieux monde politicien ont réactivé leurs automatismes rhétoriques, récupéré leurs vieux réflexes partisans: mélange de dénigrement, d’anathème, d’arrogance destiné à disqualifier l’autorité politique qui n’a pas eu l’intelligence de penser comme eux, d’aboutir à la même conclusion qu’eux.

    On en est donc encore là ? Ces jeux de posture n’ont donc pas disparu ? L’outrance des propos, la dramatisation des enjeux, la réduction d’une situation complexe à une option exclusive (chacun la sienne), le dénigrement de l’autorité décisionnaire, une quasi-annonce de fin du monde dès lors que l’option par soi préconisée n’est pas celle retenue: autant de réactions démesurées

  • Surprise, surprise ! Nathalie Arthaud agrégée d’économie et de gestion !

    • J’ai failli tomber de cheval (de ma chaise) ce matin-là (2 avril 2012) à la deuxième phrase de Jean-Jacques Bourdin interviewant Nathalie Arthaud sur BFM-TV : «Vous êtes candidate à la présidentielle pour Lutte ouvrière Nathalie Arthaud. Vous êtes agrégée d’économie et de gestion…» What ? Pas possible ? J’ignorais presque tout de Nathalie Arthaud jusqu’à cet instant-là, hormis son statut de novice, épigone désignée de la mère catéchèse Arlette ; celle-là même dont les rodomontades hargneuses se sont momifiées en un sketch dérisoire avant de se dissiper dans le bruit de fond du monde. Je la savais enseignante Nathalie Arthaud mais agrégée d’économie et de gestion ! Saperlipopette ! Ai-je bien entendu ? Non seulement agrégée d’économie mais encore de gestion. (suite…)

  • Des enseignants subjugués par…
    Le miroir aux alouettes de Jean-Luc Mélenchon

    • «A Paris, Mélenchon charme les profs et les parents» titrait sur son blog Raphaëlle Besse Desmoulière, le 31 janvier 2012. «Avant la journée nationale de manifestations et de grève des professeurs contre la politique du gouvernement, prévue mardi, Jean-Luc Mélenchon avait décidé de soigner les enseignants. Lundi soir, dans un théâtre parisien, il a présenté « ses vœux et ses propositions à la communauté éducative ».» Un compte-rendu dont le détail est plutôt révélateur -et assez saisissant de ce point de vue- du vide intellectuel dans lequel pédale Jean-Luc Mélenchon pour séduire les nostalgiques d’un monde idéal qui n’a jamais existé.

    Si l’auteure du blog précise que le candidat Mélenchon a présenté «ses vœux et ses propositions», elle entoure le package de sages guillemets; avec raison et après avoir pris la précaution de signaler qu’il avait décidé de «soigner les enseignants», manière commode pour lui de soigner sa propre image; et en outre après avoir titré «Mélenchon charme les profs et les parents», ce qui semble être la seule ambition de ce raout électoral. Puisque à lire le compte-rendu (suite…)

  • Du château de Bity au palais de Justice
    Avec la fin piteuse du mÉnarque la fin du droit coutumier?

    • Depuis le château de Bity (début des années 70) il n’a pas chômé le Grand Jacques pour justifier sa convocation au palais de Justice de Paris en 2012, avec ses affidés et ses hommes de main. Au clan corrézien le tripatouillage financier; au clan corse le tripatouillage électoral. Et au parrain la vie de château. Celui de Bity (Corrèze) (suite…)

  • Claude Bartolone porte-parole…
    Des élus qui comptent sur la justice administrative pour suppléer leur manque de courage politique

    • La politique dans tous ses états. Sans vision globale de la vie du pays, enfermés dans une perspective à courte-vue, les socialistes se préparent des lendemains qui déchantent. Dont tout le pays fera les frais. Ouest-France du samedi 29-30 janvier 2011 titre ainsi une brève: «Transferts de charges : le « 9.3 » marque un point». Il s’agit de la plainte déposée par le Conseil général de Seine-Saint-Denis, présidé par le socialiste Claude Bartolone, auprès du tribunal administratif. «Le conseil général de Seine-Saint-Denis a remporté, hier, une première victoire dans son conflit avec l’État sur les transferts de charges. Interrogé sur sa conformité à la Constitution, le tribunal administratif de Montreuil a jugé cette question « particulièrement fondée et détaillée ». Le juge a trois mois pour se prononcer.» Et Claude Bartolone de se glorifier: «C’est une nouvelle victoire dans le combat que je mène pour que l’État assume pleinement ses responsabilités et compense intégralement les transferts de charges vers les collectivités». (suite…)

  • Relaxé, Dominique de Villepin injurie le tribunal

    • « Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique » a déclaré Dominique de Villepin, suite au jugement (jeudi 28 janvier) qui l’a relaxé dans l’affaire Clearstream. Cette déclaration qui se veut un compliment à l’adresse des juges, saluant leur indépendance à l’égard du pouvoir politique, est en fait une injure. Elle jette une suspicion rétrospective féroce. Le simple fait de se croire autorisé en tant que justiciable (mais ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre) à « saluer le courage du tribunal » incite fortement les justiciables ordinaires à penser que cela ne va pas de soi. Parce que, s’il est un homme bien placé pour connaitre les relations entre le monde politique et le monde judiciaire c’est bien le dénommé Dominique de Villepin. (suite…)

  • Le PS et la retraite à 60 ans
    La doctrine de la foi réaffirmée

    • Le conseil national du PS, réuni mardi 26 janvier en congrégation pour la doctrine de la foi, s’est empressé de faire rentrer dans le rang la sacrilège Martine. Pensez-donc, elle avait osé transgresser le dogme de la retraite à 60 ans. Par-dessus le marché en suggérant que sur cette question cruciale qui concerne tous les Français, et sur le long terme, il ne serait pas incongru de travailler de concert avec le gouvernement pour élaborer une politique viable. L’hérétique échappe à l’excommunication mais elle a dû faire pénitence en venant manger son chapeau en public sur le plateau de TF1. (suite…)

  • Un commando Green-Peace à l’Assemblée nationale
    L’extase de l’abbé Mamère

    • A quelques jours du sommet de Copenhague, ce mercredi 2 décembre, un commando de Green-Peace réussit à déjouer le filtrage à l’entrée de l’Assemblée nationale. De la galerie du public certains de ses membres ont tenté de déployer une banderole portant le slogan « aux actes monsieur le Président » tandis qu’une amazone de salon descendait en rappel, du balcon dans l’hémicycle. Réveillé en sursaut par le brouhaha, l’abbé Mamère s’est levé et a applaudi. Le vert Trissotin de l’Assemblée nationale était au bord de l’extase. (suite…)

  • Jacques Chirac renvoyé en correctionnelle
    Ça lui en touche une, sans bouger l’autre

    • Jacques Chirac et Dominique de Villepin confrontés à la justice ; les deux images se sont télescopées à quelques semaines d’intervalle. Leur rapprochement a exacerbé le contraste entre les protagonistes, jetant une lumière cruelle sur leurs qualités et leurs limites respectives, sur la réussite de l’un et le fiasco de l’autre. L’un a l’élégance naturelle du cynique qui trace sa route sans se soucier des grincheux. L’autre est prisonnier d’une morale ancillaire qui l’empêche de s’élever. L’un trouve spontanément le ton juste dans les situations délicates. L’autre s’enferre dans des dénis alambiqués et théâtralisés qui le discréditent. (suite…)

  • L’obscène monsieur de Villepin

    • Il devient obscène monsieur de Villepin à poursuivre son exhibition abracadabrantesque, ce lundi 21 septembre 2009 premier jour du procès Clearstream. Faut-il être rustre pour se croire ainsi chez soi dès qu’on gravit des marches encadrées de colonnes? Parce qu’on fut un temps l’occupant d’un bureau rue du Faubourg Saint-Honoré ou bien titulaire de quelque autre palais de la République rue de Varenne on pourrait s’autoriser à prendre tous les palais de La République pour des résidences secondaires? Y compris le palais de Justice? On pourrait se comporter dans la salle des pas perdus comme dans sa propre salle de bain?

    Faut-il sortir de la cuisse de Jupiter pour s’imaginer transformer la salle des pas perdus en vulgaire estrade médiatico-politique? « Je suis ici par la volonté d’un homme. (suite…)