Catégorie : Funny politique

La politique vue de loin

  • Dominique de Villepin le flamboyant part en fumée

    • Il flambe Dominique de Villepin. Il part en fumée. C’en est pathétique. Indécent même puisqu’on se surprend à avoir honte pour lui, qui n’en présente aucun symptôme, de se donner ainsi en spectacle. Honte de le voir s’abaisser à ce point. S’il avait à nous communiquer une information de grande portée (une accusation infondée, un risque d’erreur judiciaire) cela aurait un sens de courir ainsi plateaux télé et studios de radio. Mais à s’époumoner pour nous délivrer un message aussi vasouillard il donne le sentiment de s’enfermer dans un processus d’auto-humiliation, pathétique.

    Leurres médiatiques

    Sur le fond je ne sais pas si le reproche fait au président de la République est justifié. Je ne sais pas si celui-ci profite de sa positon pour ramener les médias à l’affaire Clearstream. (suite…)

  • Ségolène Royal au sommet de la tartufferie

    •
    LE MONDE.FR : Dernière minute
    mardi 15 septembre 2009

    PS : Ségolène Royal demande « des sanctions » contre les fraudeurs

    La présidente de la région Poitou-Charentes a demandé, mardi 15 septembre, que la direction du PS sanctionne les fraudes au Parti socialiste, si elles sont avérées. Cinq membres de la direction du PS ont, par ailleurs, demandé une « confrontation » avec les auteurs du livre « Hold-uPS, arnaques et trahisons ». Plus d’informations sur Le Monde.fr dans quelques minutes. – http://www.lemonde.fr

    Et voilà comment on atteint les sommets de la tartufferie. « Que la direction du PS sanctionne les fraudes au Parti socialiste » revient à demander à Martine Aubry, Secrétaire générale, de sanctionner Aubry Martine, candidate bénie par le sort. Et dans le même mouvement de sanctionner les délégués des candidats qui ont validé les procès verbaux à l’issue du scrutin. Tous les procès verbaux, y compris ceux qui ont été travaillés à son bénéfice à elle, Ségolène. Du coup, en ajoutant aussitôt après « les fraudes » un sibyllin « si elles sont avérées » la duchesse du Poitou monte d’un cran, passant de la tartufferie à la perversité. (Boire ou conduire, il faut choisir)

    Meilleurs vœux

    Et s’il fallait encore un témoignage, voici celui de Daniel Cohn-Bendit, mercredi 16 septembre sur France-Info.  Et celui de Manuel Valls « Les questions du mercredi » du 16 septembre 2009. France Inter et Le Monde avec Dailymotion, tous les mercredis à 19h20 sur France Inter.

  • Son bol de soupe est vide
    Philippe De Villiers retourne à Canossa

    • On fait semblant de s’éberluer dans le Landerneau médiatique du flirt entre Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers. Oh certes il y a matière à étonnement tant le roquet vendéen (une mâchoire de pittbull mais une âme de caniche) a bavé sur Nicolas Sarkozy depuis des lustres. Et, si le molosse de foire aime montrer les crocs il se garde bien de mordre la main qui peut le nourrir. Surtout quand survient l’hiver électoral. L’argent des contribuables est bienvenu. Mais il faut des élus pour toucher sa ration. Et hors la Vendée, les électeurs font la fine bouche. Ils n’aiment pas la soupe villieriste. Ni celle de la présidentielle, ni celle des législatives, ni celle des européennes. Il ne lui reste alors qu’une solution pour obtenir sa pâtée: donner la patte au maître du moment. Une seule destination: Canossa. Un chemin qu’il connaît déjà. (suite…)

  • Les humoristes dépassés
    Laurent Fabius s’autocaricature

    • Trop fort Laurent ! Il a osé. C’est écrit dans LeMonde.fr  (16/07/09) : «En pressant Manuel Valls de rentrer dans le rang ou de quitter le PS, Martine Aubry a déclenché un effet boomerang. Soutenu par ses principaux lieutenants ainsi que par Laurent Fabius qui s’est félicité d’un rappel au « besoin d’unité », l’acte d’autorité posé par Mme Aubry – destiné à prendre à témoin les militants sur le thème de la nécessaire unité du parti socialiste – a suscité de nombreuses réactions en retour.»

    Laurent Fabius rappelant « le besoin d’unité » ! Comme c’est cocasse. Oubliée la posture du sniper durant le débat interne au PS sur le projet de Constitution européenne, en 2004 et 2005.  Tombée dans les oubliettes de l’histoire la décision du PS en décembre 2004, lors d’un référendum interne, de soutenir ledit projet. Frappées du syndrome d’Alzheimer les contorsions dudit Laurent pour justifier son mépris de la décision collective.

    Paroles, paroles, paroles… Pour faire de la politique (comme cela) il faut savoir s’asseoir sur son amour propre.

  • Contre le rapport « Balladur »…
    … La ligue des tribus gauloises

    Quelle unanimité contre le rapport « Balladur » ! Quel consensus ! Gauche et droite au diapason : les chefs des tribus départementales se réconcilient sur le dos de l’État. Et la République dans tout ça ? Un agrégat de 95 tribus gauloises. Chacune envoie ses représentants à Paris (députés et sénateurs) pour en soutirer le maximum de subsides qui serviront la gloire de son chef, môssieur le président du Conseil général. Comme s’il suffisait de se proclamer élu de la République pour incarner l’efficacité et le désintéressement.

    Ce conservatisme des conseillers généraux est consternant. Sur le fond il est inquiétant parce que en tant que membres de partis politiques ces mêmes élus soutiennent la nécessité pour le pays de s’adapter en permanence aux évolutions du monde. Mais on voit bien que la pierre d’achoppement est ailleurs. (suite…)

  • Mélenchon PDG
    La révolution au train de sénateur

    Mélenchon-Dolez, un sacré duo de camelots! L’avènement du paradis terrestre n’a jamais été aussi proche, si l’on en croit leur numéro de posticheur samedi soir (29/11/08) au lancement du PDG (Parti de gauche) à Saint-Denis.

    «Encore des mots, rien que des mots, toujours des mots…» Jugez vous-mêmes! Marc Dolez a ouvert le bal des hiérophantes. Sonnez tambours, résonnez trompettes! «Nous voulons, et c’est notre feuille de route: augmenter le pouvoir d’achat, revaloriser les salaires, les retraites et les minima sociaux. Nous voulons le SMIC tout de suite à 1500 euros nets par mois et nous voulons indexer les salaires et les retraites sur le coût de la vie.» Ce morceau d’anthologie d’économie politique passait en boucle (suite…)

  • L’État, abstraction commode dans laquelle
    les élus locaux dissolvent leur responsabilité

    «L’exaspération des maires inquiète la majorité» (Le Monde.fr 05/07/08). C’est à nouveau un titre du « Monde » qui illustre ce « mal français » dont la caractéristique principale, sous ses multiples modalités, est la recherche permanente de la responsabilité de l’autre, pour dégager la sienne, implicitement. Mais comment s’étonner que les Français se complaisent dans ces petits jeux? Ils mettent leurs pas dans ceux de leurs élus qui s’y adonnent sans retenue, sans scrupule, sans honte. Et ce, à tous les niveaux. A leur décharge il faut souligner l’incroyable empilement des compétences entre les nombreuses collectivités territoriales(1) qui, en multipliant les centres de décision aux attributions limitées, encourage ces jeux pervers. Cet état de fait devrait donc militer pour la disparition de quelques strates de ce mille-feuilles administrativo-politique. Sauf que cette perspective inclut une contrepartie rédhibitoire: la disparition de nombreux postes d’élus. C’est donc le statu-quo qui triomphe. (suite…)

  • Les lycéens kiffent trop la langue de bois syndicale

    C’est le printemps. Les lycéens sont dans la rue. Mais les enseignants veillent. Imprégnés jusqu’à la moelle de leur rôle d’éducateur ils les ont rejoint dare-dare : objectif, ne pas laisser ces chères têtes blondes affronter seules l’école de la rue. N’écoutant que leur courage ils ont délaissé leurs chaires pour les assister et les encadrer. Un vrai crève-cœur. Mais le résultat est là, bouleversant, au-delà de leur espérance. A écouter les représentants des lycéens on se demande bien ce qui leur reste à apprendre. Leur maîtrise de la vieille langue de bois syndicale devant micros et caméras est sidérante. (suite…)

  • Le PS à « Tournez manège »

    Avec qui vais-je me marier ? A en croire journaux et commentateurs, relais des hiérarques du parti, le PS une fois de plus court à l’échec à s’interroger à l’infini sur ses alliances. Avec qui vais-je me marier? L’extrême gauche ou le centre? Il paraît même que certains rêvent d’un ménage à trois: centristes, socialistes, gauchistes, voire davantage si on a bien lu. Retour à la bonne vieille communauté hippie, avec le PS à la guitare, l’extrême gauche au tam-tam, les écolos à la culture du chanvre et les centristes à la popote. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Un patchwork idéal assurément pour entonner la belle rhétorique morale, (suite…)

  • PS – La culture du débat… c’est plutôt
    La culture des courants d’air

    «PS: une convention en juin est dans l’air», voilà le titre qu’on pouvait lire dans Ouest-France du 21 février. Et qui se poursuivait ainsi: «La première réunion de la commission de la rénovation du PS s’est tenue, mardi soir, au siège national du Parti sous la présidence de François Hollande. L’une des questions les plus sensibles concerne la représentation des diverses sensibilités du PS. (suite…)