Petite mise à jour – 16 janvier 2011
• Je viens de refermer le livre de Christian Gérondeau, CO2, un mythe planétaire (Editions du Toucan – 2009). En écrivant cette note (ci-dessous) à l’issue du sommet de Copenhague, il y a un peu plus d’un an, je n’avais pas mesuré l’ampleur de la falsification idéologique à l’origine de la croisade médiatique qui avait fabriqué l’évènement.
J’avais perçu l’outrance du verbe, le manichéisme de l’argumentation, l’arrogance en un mot des écoloprêcheurs, puisqu’ils sont plutôt versés dans le façonnage de peurs millénaristes que dans l’étude approfondie des situations complexes. Or, la lecture de Christian Gérondeau nous fait entrer dans la dimension cachée de la posture écologiste: on n’est plus dans l’outrance; on est dans la falsification.
A lire d’urgence. A faire lire. Vous tous qui voulez vivre sans honte, sans culpabilité, sans angoisse artificielle, sautez sur ce livre. Ne remettez pas sa lecture à plus tard. Construit sur une argumentation élémentaire, sans jargon universitaire obscurcissant, il effectue une salutaire mise à jour de nos logiciels idéologiques, saturés des messages apocalyptiques assénés jour après jour par des médias certes indépendants des politiques, mais tellement dépendants des artificiers de la communication.
Trois arguments majeurs:
- – La diminution du taux de CO2 dans l’atmosphère, bruyamment escomptée (protocole de Kyoto, sommet de Copenhague), est hors d’atteinte: d’abord parce que la consommation d’énergie est le marqueur principal de l’élévation du niveau de vie des populations. Du coup, comment exiger des pays émergents qu’ils abandonnent la voie qui nous a nous-mêmes conduits à une vie meilleure? Ensuite parce qu’il est vain d’imaginer que les hommes vont laisser volontairement en terre minerais et autres énergies fossiles à leur portée. Inutile de se voiler la face: toutes les ressources disponibles seront utilisées par l’humanité.
- – Quand bien même la quantité de CO2 contenue dans l’atmosphère augmentera, aucun fondement scientifique ne légitime le prêche apocalyptique annonciateur du cataclysme climatique censé en découler. Le matraquage médiatique ignore l’essentiel: l’évolution du climat est liée à l’activité solaire essentiellement; à l’activité humaine marginalement.
- – L’humanité doit avoir confiance en elle-même; en ses ressources propres. Au fur et à mesure des contraintes nouvelles qui s’imposeront à elle, elle saura élaborer les réponses qui lui permettront de continuer à s’adapter.
N’ayons pas mauvaise conscience de vivre bien. Réjouissons-nous que des millions d’hommes sortent de la misère. Affranchissons-nous des prêcheurs de tout acabit. Continuons de construire le monde de demain, au lieu de nous réfugier dans un passé idéalisé (qui n’a jamais existé) dans l’espoir vain d’arrêter la marche en avant du monde.
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• Le sommet de Copenhague s’est achevé dans la confusion. Échec, demi-échec ou avancée…? Les sentences des commentateurs tombent dru et tentent de se faire une place au soleil médiatique. Parmi eux quelques divas, dont Nicolas Hulot. Nul n’a pu échapper à ses états d’âme: « Affligeant et consternant » s’est égosillé la Castafiore de l’écologie. Peut-être bien. Mais ce qui transparait surtout dans ce jugement lapidaire c’est la vision du monde de son auteur, qui s’apparente à un rêve technocratique. (suite…)