Catégorie : Le panthéon des ego

  • L’obscène monsieur de Villepin

    • Il devient obscène monsieur de Villepin à poursuivre son exhibition abracadabrantesque, ce lundi 21 septembre 2009 premier jour du procès Clearstream. Faut-il être rustre pour se croire ainsi chez soi dès qu’on gravit des marches encadrées de colonnes? Parce qu’on fut un temps l’occupant d’un bureau rue du Faubourg Saint-Honoré ou bien titulaire de quelque autre palais de la République rue de Varenne on pourrait s’autoriser à prendre tous les palais de La République pour des résidences secondaires? Y compris le palais de Justice? On pourrait se comporter dans la salle des pas perdus comme dans sa propre salle de bain?

    Faut-il sortir de la cuisse de Jupiter pour s’imaginer transformer la salle des pas perdus en vulgaire estrade médiatico-politique? « Je suis ici par la volonté d’un homme. (suite…)

  • Dominique de Villepin le flamboyant part en fumée

    • Il flambe Dominique de Villepin. Il part en fumée. C’en est pathétique. Indécent même puisqu’on se surprend à avoir honte pour lui, qui n’en présente aucun symptôme, de se donner ainsi en spectacle. Honte de le voir s’abaisser à ce point. S’il avait à nous communiquer une information de grande portée (une accusation infondée, un risque d’erreur judiciaire) cela aurait un sens de courir ainsi plateaux télé et studios de radio. Mais à s’époumoner pour nous délivrer un message aussi vasouillard il donne le sentiment de s’enfermer dans un processus d’auto-humiliation, pathétique.

    Leurres médiatiques

    Sur le fond je ne sais pas si le reproche fait au président de la République est justifié. Je ne sais pas si celui-ci profite de sa positon pour ramener les médias à l’affaire Clearstream. (suite…)

  • Son bol de soupe est vide
    Philippe De Villiers retourne à Canossa

    • On fait semblant de s’éberluer dans le Landerneau médiatique du flirt entre Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers. Oh certes il y a matière à étonnement tant le roquet vendéen (une mâchoire de pittbull mais une âme de caniche) a bavé sur Nicolas Sarkozy depuis des lustres. Et, si le molosse de foire aime montrer les crocs il se garde bien de mordre la main qui peut le nourrir. Surtout quand survient l’hiver électoral. L’argent des contribuables est bienvenu. Mais il faut des élus pour toucher sa ration. Et hors la Vendée, les électeurs font la fine bouche. Ils n’aiment pas la soupe villieriste. Ni celle de la présidentielle, ni celle des législatives, ni celle des européennes. Il ne lui reste alors qu’une solution pour obtenir sa pâtée: donner la patte au maître du moment. Une seule destination: Canossa. Un chemin qu’il connaît déjà. (suite…)

  • Jean-François Kahn
    Et maintenant vogue le « Créatinisme »

    • Le vieux monde n’en a plus pour longtemps. Qu’on se le dise. Comment d’ailleurs pourrait-il, le vieux monde, résister plus longtemps à un dessein aussi présomptueux que celui de Jean-François Kahn ? En créant le Crea(1) –Centre de réflexion et de recherche pour l’élaboration d’alternatives– le Grand frère des peuples(2) ne chipote pas sur l’ambition : « élaborer un autre modèle de société ». Rien que ça. Mazette ! C’est-y pas touchant un égo à ce point boursoufflé ? Cela ne changera pas la face du monde, mais au moins ça nous donne la chance d’assister à la naissance d’un prophète. Eh, eh,  Jean-François Kahn arrive, le grand JFK, le beau JFK, avec son flingue (sa plume) et son grand lasso (son grand ramage)…

    Oh, ce n’est pas un nouveau venu, car tout de même, il en a déjà noirci des pages le logorrhéique JFK, des milliers de pages. De L’Evénement du jeudi à Marianne sans oublier deux douzaines de livres(3), des tonnes de papier y sont déjà passé. Et quoi, ces milliers de pages (suite…)

  • Les humoristes dépassés
    Laurent Fabius s’autocaricature

    • Trop fort Laurent ! Il a osé. C’est écrit dans LeMonde.fr  (16/07/09) : «En pressant Manuel Valls de rentrer dans le rang ou de quitter le PS, Martine Aubry a déclenché un effet boomerang. Soutenu par ses principaux lieutenants ainsi que par Laurent Fabius qui s’est félicité d’un rappel au « besoin d’unité », l’acte d’autorité posé par Mme Aubry – destiné à prendre à témoin les militants sur le thème de la nécessaire unité du parti socialiste – a suscité de nombreuses réactions en retour.»

    Laurent Fabius rappelant « le besoin d’unité » ! Comme c’est cocasse. Oubliée la posture du sniper durant le débat interne au PS sur le projet de Constitution européenne, en 2004 et 2005.  Tombée dans les oubliettes de l’histoire la décision du PS en décembre 2004, lors d’un référendum interne, de soutenir ledit projet. Frappées du syndrome d’Alzheimer les contorsions dudit Laurent pour justifier son mépris de la décision collective.

    Paroles, paroles, paroles… Pour faire de la politique (comme cela) il faut savoir s’asseoir sur son amour propre.

  • « Deux scénarios sur lesquels les politiques ne disent rien » (1)
    Attali fait le Jacques

    • Jacques Attali sait. Jacques Attali sait toujours tout sur tout. Jacques Attali est omniscient. La marque des savants qui n’ont pas à prouver ce qu’ils avancent. Jacques Attali sait ce qu’il faudrait dire. Jacques Attali sait ce qu’il faudrait faire. Mais, copie conforme banale de tous les donneurs de leçons, il sait certes ce qu’il faut faire, mais pas fou, c’est toujours ce que les autres doivent faire; jamais lui. Comme ses pairs du haut de leur chaire, lui non plus ne se sent jamais concerné par la mise en œuvre de ses propres préconisations. Caractéristique prégnante de ce qu’en France on a coutume de désigner sous le vocable pompeux d’intellectuel.

    Sa chronique dans l’Express du 28 mai est sous cet angle édifiante. Triviale (2) dans son inspiration, (suite…)

  • Mélenchon PDG
    La révolution au train de sénateur

    Mélenchon-Dolez, un sacré duo de camelots! L’avènement du paradis terrestre n’a jamais été aussi proche, si l’on en croit leur numéro de posticheur samedi soir (29/11/08) au lancement du PDG (Parti de gauche) à Saint-Denis.

    «Encore des mots, rien que des mots, toujours des mots…» Jugez vous-mêmes! Marc Dolez a ouvert le bal des hiérophantes. Sonnez tambours, résonnez trompettes! «Nous voulons, et c’est notre feuille de route: augmenter le pouvoir d’achat, revaloriser les salaires, les retraites et les minima sociaux. Nous voulons le SMIC tout de suite à 1500 euros nets par mois et nous voulons indexer les salaires et les retraites sur le coût de la vie.» Ce morceau d’anthologie d’économie politique passait en boucle (suite…)

  • Champion du nombrilisme sous couvert d’altruisme
    Robert Ménard en forme olympique

    « Tibet libre » proclame un panonceau, ce lundi 7 avril, sur le parcours parisien de la flamme olympique ; sur le parcours mais au bord du chemin. Sa légitimité du coup est entière : usage légitime et digne de la liberté d’expression et du droit de manifestation. Comme étaient légitimes le rassemblement de la FIDH sur l’Esplanade du Trocadero ou celui des députés devant l’Assemblée nationale. Même si la mémoire de Jean-Marc Ayrault lui joue des tours. Il avait oublié que François Mitterrand avait justifié en homme d’État qu’il était, la venue à Paris de Fidel Castro : « Il ne resterait pas grand monde si la France devait n’avoir de relations diplomatiques qu’avec les pays respectueux des droits de l’homme. » Mais la liberté de parole, y compris celle d’un député, n’exige pas la cohérence intellectuelle.

    Légitimes et dignes ces manifestations, préalable qui les rend aptes peut-être à servir la cause qu’elles défendent. La flamme suit le parcours officiel validé par le Comité International Olympique, et quiconque estime que l’événement est l’occasion de manifester peut le montrer le long du parcours. Rien à redire. Quant au reste, aux tentatives d’entrave du cortège c’est un autre univers. Un bel exercice d’égocentrisme sous couvert d’altruisme. (suite…)

  • « Politique de civilisation » : Edgar contre Morin

    Les archives télé sont parfois cruelles envers les politiques (qui parlent toujours trop). Elles ne le sont pas moins envers les intellectuels pipolisés. Quelle stupéfaction ce dimanche matin (10 février) au cours de l’émission de France-5 qui diffuse un portrait d’Edgar Morin. En un raccourci saisissant, une de ses déclarations ancienne me ramène à sa récente réaction extravagante envers Nicolas Sarkozy. Le président de la République n’avait-il pas eu l’outrecuidance d’employer l’expression « politique de civilisation » lors de ses vœux à la nation? J’avais souligné en son temps, ce qu’à mes yeux cette réaction nombriliste avait de détestable (Consternante réaction d’Edgar Morin dans Le Monde). Le nouvel éclairage m’est servi sur un plateau par Edgar Morin soi-même. (suite…)

  • Consternante réaction d’Edgar Morin sur «la politique de civilisation»

    Consternante cette intervention d’Edgar Morin dans « Le Monde«  (Le Monde en ligne du 2 janvier) sur «la politique de civilisation»; et pour les deux pôles de l’interview. A la fois celui du journaliste qui sollicite le sociologue dans ce registre-là; et celui de l’interwievé, Edgar Morin, qui se prête au jeu sans retenue; sans prise de distance. Écartons d’emblée la supputation d’un nouvel assaut contre la presse responsable des malheurs du monde. Mon propos est à cent lieues de ce lieu commun. Car le journaliste est aussi, et peut-être avant tout, un citoyen. Et c’est le citoyen que j’interpelle autant que le journaliste. En arriver à poser cette question-là dans ce but-là (but qui apparaît en filigrane dans le non-dit des questions-réponses) est très révélateur de l’état de décrépitude de la pensée politique dans notre beau pays. «…Nicolas Sarkozy a repris un concept que vous aviez défendu dans votre livre… Comment réagissez-vous à cette appropriation?» Difficile d’affirmer que la question est dépourvue d’arrière-pensée. Comme souvent, c’est dans le non-dit que prend naissance le sens. Éclairons donc un peu les présupposés. (suite…)