Catégorie : La gauche, deux ou trois choses que je sais d’elle

La gauche vue de l’intérieur

  • Claude Bartolone porte-parole…
    Des élus qui comptent sur la justice administrative pour suppléer leur manque de courage politique

    • La politique dans tous ses états. Sans vision globale de la vie du pays, enfermés dans une perspective à courte-vue, les socialistes se préparent des lendemains qui déchantent. Dont tout le pays fera les frais. Ouest-France du samedi 29-30 janvier 2011 titre ainsi une brève: «Transferts de charges : le « 9.3 » marque un point». Il s’agit de la plainte déposée par le Conseil général de Seine-Saint-Denis, présidé par le socialiste Claude Bartolone, auprès du tribunal administratif. «Le conseil général de Seine-Saint-Denis a remporté, hier, une première victoire dans son conflit avec l’État sur les transferts de charges. Interrogé sur sa conformité à la Constitution, le tribunal administratif de Montreuil a jugé cette question « particulièrement fondée et détaillée ». Le juge a trois mois pour se prononcer.» Et Claude Bartolone de se glorifier: «C’est une nouvelle victoire dans le combat que je mène pour que l’État assume pleinement ses responsabilités et compense intégralement les transferts de charges vers les collectivités». (suite…)

  • Les élus doivent apprendre à dire « non »
    Les Français doivent apprendre à dire « oui »

    • Pourquoi les commentaires relatifs à cette échéance électorale, l’élection des Conseils régionaux (14 et 21 mars 2010), échapperaient-ils aux délices infinis de la démagogie ? Celle habituelle et reconnue des élus, mais celle aussi tapie dans l’ombre, ou plutôt entre les lignes, des « observateurs politiques » professionnels. Les journalistes s’y abandonnent avec autant de facilité que les politiques, quand bien même ils se croient immunisés. Observer le monde extérieur ne rend pas forcément lucide sur soi. Il n’y a pas de lien mécanique entre les deux. Je dirai même que la démagogie politique prend corps par les relais médiatiques qui lui donnent un semblant de vérité. Les journaux regorgent ce matin encore de leçons et admonestations adressées aux élus.

    (suite…)

  • Le PS et la retraite à 60 ans
    La doctrine de la foi réaffirmée

    • Le conseil national du PS, réuni mardi 26 janvier en congrégation pour la doctrine de la foi, s’est empressé de faire rentrer dans le rang la sacrilège Martine. Pensez-donc, elle avait osé transgresser le dogme de la retraite à 60 ans. Par-dessus le marché en suggérant que sur cette question cruciale qui concerne tous les Français, et sur le long terme, il ne serait pas incongru de travailler de concert avec le gouvernement pour élaborer une politique viable. L’hérétique échappe à l’excommunication mais elle a dû faire pénitence en venant manger son chapeau en public sur le plateau de TF1. (suite…)

  • « Les militants PS tentés par l’alliance avec Besancenot »
    Le socialisme, maladie sénile du gauchisme

     

    • « Les militants PS tentés par l’alliance avec Besancenot ». Ce titre du Figaro (16/10/2009) confirme une réalité attristante. Pire, une réalité effrayante. « Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI , 48 % des sympathisants socialistes se prononcent pour une alliance du PS avec les autres partis de gauche «y compris avec le parti d’Olivier Besancenot». Une progression de 10 points par rapport au dernier sondage réalisé sur le même thème en mai dernier. »

    Tous ces gens qui se piquent de vouloir améliorer la société (voire Changer la société) se mettent en situation de n’avoir jamais à prendre leurs responsabilités. (suite…)

  • « Puzzle socialiste » : langue de bois journalistique

    • Puzzle Socialiste c’est ce blog du Monde qui claironne: « Jean-Michel Normand, journaliste au Monde, décrypte le Parti socialiste ». Soit. Mais la formule vaut son pesant de présomption, à la hauteur des promesses non tenues. Le décryptage suppose une plongée sous les reflets scintillants de la surface. Or ici aussi, en fait de plongée on se contente de surfer sur une compilation de lieux communs journalistiques. Un abus de langage en quelque sorte. Le titre du post (16/09/09) est d’ailleurs révélateur: «Le PS, toujours moins haut». C’est partout (journaux, télé, radios et maintenant internet) le même refrain. Depuis des années journaux et médias rabâchent les mêmes rengaines sur le Parti socialiste, sans que jamais rien ne change au PS, sans que jamais rien ne change dans les discours et compte-rendus sur le PS.

    Souvenez-vous, ça a commencé en 1993, après la claque des législatives. (suite…)

  • Incurables militants
    Leur lutte finale sera la disparition du PS

    • Incurables militants socialistes. Le parti est à l’agonie, rejeté par les Français pour mille bonnes raisons (voir liens ci-dessous). Et que font-ils lorsqu’ils se retrouvent entre eux? Ils lui réinjecte une dose de poison idéologique, en s’enivrant de l’Internationale, cette vieille rengaine messianique. C’est la lutte finaaaale… Soit, mais à ce train-là, leur lutte finale sera la disparition du PS. Et ils semblent préférer disparaitre avec lui plutôt que se mettre en situation de gouverner le pays. Ce qui supposerait, il est vrai, de se mettre en situation d’être élu. Ce qui supposerait d’avoir un projet que la majorité des Français veut soutenir. Ce qui supposerait d’avoir un candidat que la majorité des Français a envie d’élire, et pas seulement les militants. A moins que la lutte finale ne soit qu’une sinécure d’opposant jusqu’à la fin des temps.

  • Election européenne
    Déjà sans politique le PS sera bientôt sans voix

    N’avoir comme programme politique qu’une rhétorique antisarkozyste ne mène pas loin. A l’instar de François Bayrou le PS se voit présenter la note au soir du renouvèlement du parlement européen. Elle est salée. Résultat peu flatteur pour un parti qui a la prétention de gouverner le pays. Sans politique le PS se retrouvera bientôt sans voix. Manifestement il ne suffit pas de crier au loup, dans une démocratie, pour séduire les électeurs. Ça eut payé, mais ça ne paie plus. Il en faudrait un peu plus que les sempiternelles rodomontades antisarkozolibérales pour séduire des électeurs lassés de la vieille langue de bois socialiste. Il faudrait au parti Socialiste une politique pour qu’il redevienne un parti politique. Mais, non seulement le PS n’est pas un parti politique, mais ce n’est même pas sûr que les militants le veuillent! (suite…)

  • Le chaos, issu du congrès de Reims, était inscrit dans la « Nouvelle déclaration de principes »

    La pétaudière qu’est devenue le parti socialiste, malgré le congrès de Reims, ne surgit pas du néant. Cette déliquescence était inscrite dans la « Nouvelle déclaration de principes » adoptée le 14 juin par la convention nationale. Elle est cette graine desséchée sur pied avant d’avoir grossi car cultivée encore et toujours sur le même terreau stérilisant de l’indécision chronique. Contrairement à sa dénomination, loin de renouveler l’arrière-plan métaphysique sur lequel le parti Socialiste tente en vain de bâtir une politique crédible depuis quarante ans, ou a minima un projet politique crédible, elle renforce l’inaction à laquelle le PS lui-même se contraint.  Ci-dessous les réflexions que le texte m’avaient inspirées, à l’issue de sa publication, le 21 avril. Le refus de s’engager était explicite; éclairant le refus chronique des responsabilités politiques effectives.

    Nouvelle déclaration de principes du PS

    Trois pas en avant, trois pas en arrière

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  • Vu de l’intérieur
    Le PS n’est pas un parti politique

    Huit ans de cotisation au PS, huit ans de bavardage stérile, le prix d’une leçon de réalisme : le PS n’est pas un parti politique. Et, la gauche française n’est pas prêt de gagner. Elle n’en a d’ailleurs pas envie. Il lui faudrait pour cela élaborer un projet politique en prise directe avec les contingences terrestres. Et ça, elle n’en veut pas. Certes, elle sait jouer à la conquête du pouvoir. Elle en maîtrise les codes, les tics et le langage. Mais elle ne veut pas des responsabilités associées. (suite…)

  • Déclaration de principes du PS
    Trois pas en avant, trois pas en arrière

    Enfin un nouveau souffle au Parti socialiste ? En apparence oui. Le projet d’une nouvelle déclaration de principes (lire ci-dessous) est paru. Appelée à remplacer celle de 1990 elle a pour objectif premier de remettre le PS et dans la marche du monde, et dans le sens de la marche. Les avancées sont perceptibles, mais le ver est resté dans le fruit.

    Le préambule ose affirmer, enfin: «Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités». C’est-y pas beau, ça? « Un être doué de raison, libre… » peut-être, mais dont la raison et la liberté sont rappelées à l’ordre aussitôt proclamées, dans la suite même du paragraphe, vidant de sa substance la prémisse. «Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité.» Un pas en avant, un pas en arrière. (suite…)