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  • Contre le rapport « Balladur »…
    … La ligue des tribus gauloises

    Quelle unanimité contre le rapport « Balladur » ! Quel consensus ! Gauche et droite au diapason : les chefs des tribus départementales se réconcilient sur le dos de l’État. Et la République dans tout ça ? Un agrégat de 95 tribus gauloises. Chacune envoie ses représentants à Paris (députés et sénateurs) pour en soutirer le maximum de subsides qui serviront la gloire de son chef, môssieur le président du Conseil général. Comme s’il suffisait de se proclamer élu de la République pour incarner l’efficacité et le désintéressement.

    Ce conservatisme des conseillers généraux est consternant. Sur le fond il est inquiétant parce que en tant que membres de partis politiques ces mêmes élus soutiennent la nécessité pour le pays de s’adapter en permanence aux évolutions du monde. Mais on voit bien que la pierre d’achoppement est ailleurs. (suite…)

  • « Victimes de Madoff »
    N’ajoutez pas l’irresponsabilité à la niaiserie

    Ils sont impayables les gogos. Je parle des vrais gogos; pas des petits qui piégés par une publicité racoleuse s’offrent un produit miracle à 50 euros; simples dindons qu’on plume. Non, je vous parle des vrais gogos. Ceux qui, supérieurement diplômés, ont pignon sur rue et se renflent du jabot à mesure qu’enfle leur compte en banque. Certains d’être habité par un génie supérieur, flattés de voir s’ouvrir les portes de quelques cercles de happy few, voici donc les paons qu’on plume.

    (suite…)

  • Affaire d’Outreau
    Le juge Burgaud en bouc émissaire*

    Malaise ! Le spectacle des médias se délectant du malaise de Fabrice Burgaud devant la commission d’enquête parlementaire provoque le malaise. Cette connivence des médias et des politiques dans le politiquement correct est malsaine. L’habit qu’on veut faire porter au juge Fabrice Burgaud est manifestement trop grand pour lui.

    Pour aller au fond, commençons par un truisme: toute activité humaine comporte intrinsèquement une responsabilité humaine. Lorsque la société délègue en toute légalité à une personne qualifiée la mise en œuvre d’une compétence sociale, elle délègue à une personne ! Lourde lapalissade certes, mais pour insister justement, car cette personne -même qualifiée- l’est avec son histoire personnelle, ses histoires, ses forces et ses faiblesses… Et justement, afin de limiter l’intrusion pernicieuse de son histoire personnelle dans la mise en oeuvre de sa compétence, ladite société organise des procédures, des contre pouvoirs, des recours… C’est notamment vrai dans le domaine judiciaire. (suite…)

  • Manifs lycéennes
    Quand la réalité rejoint la fiction

    La lecture du journal est parfois comique. Un article de Ouest-France (19/12/2008) « Les lycéens en force contre la réforme Darcos« , fait le point sur les manifs à travers le pays. Il est complété par un éclairage de Vincent Coquereau sur les pratiques en cours au lycée Joachim-Du-Bellay, à Angers, dont voici la teneur.

    Le lycée prête la sono et la peinture
    Au lycée Joachim-Du-Bellay, la contestation contre la réforme Darcos a pris un tour original. «Chaque jour, on organise des ateliers thématiques, des débats, des réunions d’information», rapporte Thibaud Radin, l’un des leaders du mouvement. (suite…)
  • Georges Ugeux
    « Les paradis fiscaux et la crise financière »

    Ces quelque lignes sont nées de la lecture d’un article de Georges Ugeux « Les paradis fiscaux et la crise financière », ou plus exactement de la lecture des réactions de lecteurs. L’exposé de l’auteur est pertinent car lucide sur les limites de l’humaine nature: «chaque fois que se ferme une porte, plusieurs fenêtres s’ouvrent» souligne-t-il. Une donnée d’expérience pour tenter d’expliquer les limites auxquelles se heurtent les politiques de lutte contre les paradis fiscaux. Limites humaines. Les réactions de certains lecteurs sont étonnantes; façon de parler. Réactions humaines. (suite…)

  • « Agathe Cléry », miroir coloré du monde vivant

    Bravo à Etienne Chatiliez pour ce miroir vivant que nous tend « Agathe Cléry »; une approche légère et enlevée d’un sujet trop souvent lesté des préjugés de l’orthodoxie morale. Le parti pris de la comédie musicale suscite une distance avec le récit, lui donnant ainsi un ton juste: sujet sérieux traité sans se prendre au sérieux. Parmi les chorégraphies, certaines sont de vrais petits moments de bonheur comme le ballet des managers sur le quai du Thalys, ou ce défi amoureux sur le tempo du flamenco. (suite…)

  • Mélenchon PDG
    La révolution au train de sénateur

    Mélenchon-Dolez, un sacré duo de camelots! L’avènement du paradis terrestre n’a jamais été aussi proche, si l’on en croit leur numéro de posticheur samedi soir (29/11/08) au lancement du PDG (Parti de gauche) à Saint-Denis.

    «Encore des mots, rien que des mots, toujours des mots…» Jugez vous-mêmes! Marc Dolez a ouvert le bal des hiérophantes. Sonnez tambours, résonnez trompettes! «Nous voulons, et c’est notre feuille de route: augmenter le pouvoir d’achat, revaloriser les salaires, les retraites et les minima sociaux. Nous voulons le SMIC tout de suite à 1500 euros nets par mois et nous voulons indexer les salaires et les retraites sur le coût de la vie.» Ce morceau d’anthologie d’économie politique passait en boucle (suite…)

  • Le chaos, issu du congrès de Reims, était inscrit dans la « Nouvelle déclaration de principes »

    La pétaudière qu’est devenue le parti socialiste, malgré le congrès de Reims, ne surgit pas du néant. Cette déliquescence était inscrite dans la « Nouvelle déclaration de principes » adoptée le 14 juin par la convention nationale. Elle est cette graine desséchée sur pied avant d’avoir grossi car cultivée encore et toujours sur le même terreau stérilisant de l’indécision chronique. Contrairement à sa dénomination, loin de renouveler l’arrière-plan métaphysique sur lequel le parti Socialiste tente en vain de bâtir une politique crédible depuis quarante ans, ou a minima un projet politique crédible, elle renforce l’inaction à laquelle le PS lui-même se contraint.  Ci-dessous les réflexions que le texte m’avaient inspirées, à l’issue de sa publication, le 21 avril. Le refus de s’engager était explicite; éclairant le refus chronique des responsabilités politiques effectives.

    Nouvelle déclaration de principes du PS

    Trois pas en avant, trois pas en arrière

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  • Gueule de bois au PS
    Boire ou conduire, il faut choisir

    • « Surtout, bien prendre garde à ne jamais nous retrouver en situation de gouverner », tel est le fond culturel sur lequel végète le PS. C’est ce que rappelle avec force ce titre, paru ce samedi 22 novembre sur Ouest-France.fr: «PS: Martine Aubry Première secrétaire pour 42 voix. Le camp Royal crie au scandale !» Titre sous lequel on trouve cette perle: «La situation a même failli dégénérer vers 2 h du matin quand des militants des deux camps se sont retrouvés devant le siège du PS. « Magouilleurs », hurlaient les partisans de Ségolène Royal. « Unité », leur répliquaient les troupes de Martine Aubry.» (suite…)

  • Éducation nationale
    Encore une grève, une de plus

    Comment s’étonner que les relations sociales soient dans l’impasse lorsque le comportement de tout un corps de métier consiste depuis plus de trente ans à dire non a priori à toute proposition avec l’arrogance de ceux qui savent ; à refuser tout projet de réforme en manifestant  » contre  » systématiquement, exclusivement. Je pense bien sûr à cette corporation à haute valeur symbolique dans notre république que constituent les enseignants.

    La valeur morale, l’exemplarité autrefois attachées à leur fonction et à leur personne, ont fondu comme neige au soleil, et avec elles le respect qu’ils inspiraient. Et ils n’y seraient pour rien ? Je ne suis pas en train de dire que les enseignants sont responsables de tous les maux de notre société. Mais (suite…)