Blog

  • Ségolène Royal au sommet de la tartufferie

    •
    LE MONDE.FR : Dernière minute
    mardi 15 septembre 2009

    PS : Ségolène Royal demande « des sanctions » contre les fraudeurs

    La présidente de la région Poitou-Charentes a demandé, mardi 15 septembre, que la direction du PS sanctionne les fraudes au Parti socialiste, si elles sont avérées. Cinq membres de la direction du PS ont, par ailleurs, demandé une « confrontation » avec les auteurs du livre « Hold-uPS, arnaques et trahisons ». Plus d’informations sur Le Monde.fr dans quelques minutes. – http://www.lemonde.fr

    Et voilà comment on atteint les sommets de la tartufferie. « Que la direction du PS sanctionne les fraudes au Parti socialiste » revient à demander à Martine Aubry, Secrétaire générale, de sanctionner Aubry Martine, candidate bénie par le sort. Et dans le même mouvement de sanctionner les délégués des candidats qui ont validé les procès verbaux à l’issue du scrutin. Tous les procès verbaux, y compris ceux qui ont été travaillés à son bénéfice à elle, Ségolène. Du coup, en ajoutant aussitôt après « les fraudes » un sibyllin « si elles sont avérées » la duchesse du Poitou monte d’un cran, passant de la tartufferie à la perversité. (Boire ou conduire, il faut choisir)

    Meilleurs vœux

    Et s’il fallait encore un témoignage, voici celui de Daniel Cohn-Bendit, mercredi 16 septembre sur France-Info.  Et celui de Manuel Valls « Les questions du mercredi » du 16 septembre 2009. France Inter et Le Monde avec Dailymotion, tous les mercredis à 19h20 sur France Inter.

  • La présence militaire en Afghanistan vouée à l’échec
    La liberté n’est pas un produit d’exportation

    • Le président de la République va rendre hommage ce vendredi 11 septembre (2009) aux deux soldats français du 3e régiment d’infanterie de marine (Rima) implanté à Vannes. Ils sont les 30e et 31e militaires français tués en Afghanistan depuis l’engagement de la France en 2001, sans compter les blessés. Le prix est élevé, d’autant que par nature les victimes sont essentiellement des jeunes gens, jeunes époux, jeunes pères de petits enfants. C’est en quelque sorte la redevance à payer par la France pour se maintenir dans le cercle des puissances mondiales (même relatives). Soit. Mais l’objectif en l’occurrence, assigné aux troupes internationales sous couvert de l’ONU, est hors de portée. La liberté n’est pas un produit fini, livrable en container, prêt à consommer. La liberté n’est pas un produit. C’est un chantier permanent dont le maintien en activité exige ceci : la maitrise d’œuvre doit être assurée par le maître d’ouvrage lui-même. Nécessairement. Faute de quoi l’ouvrage s’effondre. Immanquablement. (suite…)

  • Le mépris de ses salariés égale le dédain de ses clients
    France-Telecom : Orange mécanique à profit

    • « Nouvelle tentative de suicide d’une salariée de France Télécom » titre LeMonde.fr ce vendredi 11 septembre. Manifestement cela commence à faire beaucoup. Et il devient de plus en plus difficile pour la direction de France-Telecom de cacher qu’elle traite avec autant de mépris ses salariés qu’elle dédaigne ses clients. (Orange.fr n’aime pas ses clients) Les uns et les autres sont justes bons à presser jusqu’à la dernière goutte. Et à jeter. France-Telecom : une Orange mécanique à profit. (suite…)

  • Enseignants « désobéisseurs »
    Les pieds nickelés font de la « résistance »

    • – A quelle légitimité les enseignants « désobéisseurs » peuvent-ils assujettir leur refus de mettre en œuvre une décision de la Nation? Décision élaborée par les représentants légitimes que se sont donnés les citoyens du pays. A celle de leur génie sublime qui les placerait ipso-facto au-dessus de la loi?
    – De quelle autorité supérieure peuvent se prévaloir ceux qui piétinent sans vergogne l’autorité de l’Etat? De l’autorité naturelle découlant des résultats extraordinaires de l’école de la République jaugés à l’aune de ses propres critères?
    – Par quel miracle seraient-ils l’incarnation de la vérité? Parce qu’ils seraient détenteurs d’un savoir transcendant, immanent à leur succès à un concours de la fonction publique?

    Bref, allons-nous continuer de confier l’éducation de nos enfants à de grands enfants? (suite…)

  • Son bol de soupe est vide
    Philippe De Villiers retourne à Canossa

    • On fait semblant de s’éberluer dans le Landerneau médiatique du flirt entre Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers. Oh certes il y a matière à étonnement tant le roquet vendéen (une mâchoire de pittbull mais une âme de caniche) a bavé sur Nicolas Sarkozy depuis des lustres. Et, si le molosse de foire aime montrer les crocs il se garde bien de mordre la main qui peut le nourrir. Surtout quand survient l’hiver électoral. L’argent des contribuables est bienvenu. Mais il faut des élus pour toucher sa ration. Et hors la Vendée, les électeurs font la fine bouche. Ils n’aiment pas la soupe villieriste. Ni celle de la présidentielle, ni celle des législatives, ni celle des européennes. Il ne lui reste alors qu’une solution pour obtenir sa pâtée: donner la patte au maître du moment. Une seule destination: Canossa. Un chemin qu’il connaît déjà. (suite…)

  • Incurables militants
    Leur lutte finale sera la disparition du PS

    • Incurables militants socialistes. Le parti est à l’agonie, rejeté par les Français pour mille bonnes raisons (voir liens ci-dessous). Et que font-ils lorsqu’ils se retrouvent entre eux? Ils lui réinjecte une dose de poison idéologique, en s’enivrant de l’Internationale, cette vieille rengaine messianique. C’est la lutte finaaaale… Soit, mais à ce train-là, leur lutte finale sera la disparition du PS. Et ils semblent préférer disparaitre avec lui plutôt que se mettre en situation de gouverner le pays. Ce qui supposerait, il est vrai, de se mettre en situation d’être élu. Ce qui supposerait d’avoir un projet que la majorité des Français veut soutenir. Ce qui supposerait d’avoir un candidat que la majorité des Français a envie d’élire, et pas seulement les militants. A moins que la lutte finale ne soit qu’une sinécure d’opposant jusqu’à la fin des temps.

  • Jean-François Kahn
    Et maintenant vogue le « Créatinisme »

    • Le vieux monde n’en a plus pour longtemps. Qu’on se le dise. Comment d’ailleurs pourrait-il, le vieux monde, résister plus longtemps à un dessein aussi présomptueux que celui de Jean-François Kahn ? En créant le Crea(1) –Centre de réflexion et de recherche pour l’élaboration d’alternatives– le Grand frère des peuples(2) ne chipote pas sur l’ambition : « élaborer un autre modèle de société ». Rien que ça. Mazette ! C’est-y pas touchant un égo à ce point boursoufflé ? Cela ne changera pas la face du monde, mais au moins ça nous donne la chance d’assister à la naissance d’un prophète. Eh, eh,  Jean-François Kahn arrive, le grand JFK, le beau JFK, avec son flingue (sa plume) et son grand lasso (son grand ramage)…

    Oh, ce n’est pas un nouveau venu, car tout de même, il en a déjà noirci des pages le logorrhéique JFK, des milliers de pages. De L’Evénement du jeudi à Marianne sans oublier deux douzaines de livres(3), des tonnes de papier y sont déjà passé. Et quoi, ces milliers de pages (suite…)

  • Les humoristes dépassés
    Laurent Fabius s’autocaricature

    • Trop fort Laurent ! Il a osé. C’est écrit dans LeMonde.fr  (16/07/09) : «En pressant Manuel Valls de rentrer dans le rang ou de quitter le PS, Martine Aubry a déclenché un effet boomerang. Soutenu par ses principaux lieutenants ainsi que par Laurent Fabius qui s’est félicité d’un rappel au « besoin d’unité », l’acte d’autorité posé par Mme Aubry – destiné à prendre à témoin les militants sur le thème de la nécessaire unité du parti socialiste – a suscité de nombreuses réactions en retour.»

    Laurent Fabius rappelant « le besoin d’unité » ! Comme c’est cocasse. Oubliée la posture du sniper durant le débat interne au PS sur le projet de Constitution européenne, en 2004 et 2005.  Tombée dans les oubliettes de l’histoire la décision du PS en décembre 2004, lors d’un référendum interne, de soutenir ledit projet. Frappées du syndrome d’Alzheimer les contorsions dudit Laurent pour justifier son mépris de la décision collective.

    Paroles, paroles, paroles… Pour faire de la politique (comme cela) il faut savoir s’asseoir sur son amour propre.

  • « Deux scénarios sur lesquels les politiques ne disent rien » (1)
    Attali fait le Jacques

    • Jacques Attali sait. Jacques Attali sait toujours tout sur tout. Jacques Attali est omniscient. La marque des savants qui n’ont pas à prouver ce qu’ils avancent. Jacques Attali sait ce qu’il faudrait dire. Jacques Attali sait ce qu’il faudrait faire. Mais, copie conforme banale de tous les donneurs de leçons, il sait certes ce qu’il faut faire, mais pas fou, c’est toujours ce que les autres doivent faire; jamais lui. Comme ses pairs du haut de leur chaire, lui non plus ne se sent jamais concerné par la mise en œuvre de ses propres préconisations. Caractéristique prégnante de ce qu’en France on a coutume de désigner sous le vocable pompeux d’intellectuel.

    Sa chronique dans l’Express du 28 mai est sous cet angle édifiante. Triviale (2) dans son inspiration, (suite…)

  • Election européenne
    Déjà sans politique le PS sera bientôt sans voix

    N’avoir comme programme politique qu’une rhétorique antisarkozyste ne mène pas loin. A l’instar de François Bayrou le PS se voit présenter la note au soir du renouvèlement du parlement européen. Elle est salée. Résultat peu flatteur pour un parti qui a la prétention de gouverner le pays. Sans politique le PS se retrouvera bientôt sans voix. Manifestement il ne suffit pas de crier au loup, dans une démocratie, pour séduire les électeurs. Ça eut payé, mais ça ne paie plus. Il en faudrait un peu plus que les sempiternelles rodomontades antisarkozolibérales pour séduire des électeurs lassés de la vieille langue de bois socialiste. Il faudrait au parti Socialiste une politique pour qu’il redevienne un parti politique. Mais, non seulement le PS n’est pas un parti politique, mais ce n’est même pas sûr que les militants le veuillent! (suite…)